Connectez-vous pour participer          Identifiant perdu     S'inscrire   

Lespoetes.net, la poésie sur internet.

       


Discussion en direct Connectez vous pour participer.

Poète précédent: Sabine SICAUD Sabine SICAUD

 

GUILLAUME IX Poète suivant: GUILLAUME IX






Maurice ROLLINAT



Prénom: Maurice
Nom: ROLLINAT

Né(e) en : 1846
Mort(e) en :1903

Biographie

Sans titre

Maurice ROLLINAT, poète français, né à Chateauroux le 29 décembre 1846, est mort à Ivry sur seine le 26 octobre 1903.

Son père, François Rollinat, était député de l'Indre à l'assemblée constituante en 1848 et fut un grand ami de George Sand. Issu d'un milieu cultivé, Rollinat se met très tôt au piano, pour lequel il semble avoir de grandes facilités. Dans les années 1870, il écrit ses premiers poèmes qu'il fait lire à Sand, laquelle l'encourage à tenter sa chance à Paris. Il y publie son premier recueil Dans les brandes (1877), qu'il dédie à Sand mais qui ne connaît aucun succès. Il rejoint alors le groupe des Hydropathes, fondé par Émile Goudeau, et qui rassemble de jeunes poètes décadents se voulant anticléricaux, antipolitiques et antibourgeois. Plusieurs soirs par semaine, la salle du Chat noir, célèbre cabaret parisien, se remplit pour laisser place à l'impressionnant Rollinat. Seul au piano, le jeune poète exécute ses poèmes en musique. (Il mit aussi en musique les poèmes de Baudelaire). Son visage blême, qui inspira de nombreux peintres, et son aspect névralgique, auront une formidable emprise sur les spectateurs. De nombreuses personnes s'évanouissent ; citons pour les plus célèbres Leconte de Lisle et Oscar Wilde. Ses textes, allant du pastoral au macabre en passant par le fantastique, valent à Rollinat, en 1883, une brève consécration. Cette année-là, le poète publie Les Névroses qui laisse les avis partagés : certains voient en lui un génie, d'autres, comme Verlaine dans les hommes d'aujourd'hui, un « sous-Baudelaire », doutant ainsi de sa sincérité poétique. Cependant, grâce aux témoignages et aux travaux biographiques, nous savons que Rollinat fut toute sa vie très tourmenté et que ses névralgies ne l'épargnèrent guère. Son ami Jules Barbey d'Aurevilly écrira que "Rollinat pourrait être supérieur à Baudelaire par la sincérité et la profondeur de son diabolisme", désignant Baudelaire de "diable en velours" et Rollinat de "diable en acier".

Malade et fatigué, Rollinat refuse d'être transformé en institution littéraire. Il se retire alors à Puy-Guillon puis à Fresselines en 1883, proche de l'École de Crozant dans la Creuse, pour y continuer son oeuvre. Il s'y entoure d'amis avec lesquels il partagera les dernières années de sa vie. En 1886, il publiera l'Abîme, puis Paysages et Paysans ainsi qu'un recueil en prose En errant.

Alors que sa femme, l'actrice Cécile Pouettre, meurt de la rage, Rollinat tente plusieurs fois de se suicider et est transporté à la clinique du docteur Moreau à Ivry où il s'éteint en octobre 1903, à 57 ans. Rollinat repose au cimetière Saint Denis de Châteauroux.

Il en était venu à être oublié de ses contemporains, et l'écrivain et dramaturge Hugues Lapaire, un de ses premiers biographes, rapporte que lors de l'enterrement, quelqu'un demanda à un vieux berrichon qui était celui qu'on enterrait ; le vieux répondit : « un fameux pêcheur à la ligne ».


La poésie de Rollinat : de la Nature à la condition humaine

Rollinat à sa table de travail, La Pouge (Fresselines), en 1898
Dans les brandes (1877) [modifier]
Dans les brandes ouvre un étrange parcours poétique. Le mépris de la ville et des hommes qui y vivent, fait encore davantage briller la Nature, blonde, lumineuse et conseillère. Rollinat y trouve une double perfection : celle des éléments qui la composent, et celle du geste de l'homme qui l'habite. Très descriptif, Rollinat donne à voir dans ses poèmes animaliers (L'écureuil, La chèvre...) les personnalités différentes de chaque vivant. L'homme de la campagne, quant à lui, développe des moeurs particulières, dont la beauté rustique enchante le poète (Le chasseur en soutane ; La fille aux pieds nus). Quant à Rollinat lui-même, spectateur de la Nature et des hommes, il cherche en vain sa place (Où vais-je ?). Le réel, décrit par Rollinat à travers le prisme du monde rustique regorge d'interrogations, de failles inexpliqués, auxquelles le poète va chercher à donner sens.


Les Névroses (1883)

Publié chez Charpentier en 1883, annoncé dès 1882, ce recueil est le plus célèbre de Rollinat. Davantage que Dans les brandes, l'étrangeté et le macabre jouent un rôle capital. La Nature est alors transfigurée par le poète sous la pression d'un imaginaire de l'étrange qu'il fait se dégager du moindre évènement (La vache au taureau). Les Névroses, ouvrage de la fascination par excellence, démet le réel de toute son innocence et de sa virginité mythologique. Le diable, la mort, le mal, sont des thématiques omniprésentes qui percent le voile de la simple donnée naturelle. La réalité déborde alors de sens par le double recours à l'imaginaire et au nihilisme. Évacuant Dieu de sa réflexion poétique, Rollinat suppose le Diable comme s'infiltrant dans toutes les manifestations humaines et non-humaines. Par ce biais négatif, il réhabilite ce qu'il y a de plus naturel et ancré dans l'humain : la luxure et la mort.


L'Abîme (1886)

Trois ans après son départ de Paris pour Fresselines, Rollinat publie l'Abîme, qui est l'ouvrage du retrait. Ce recueil est aussi le plus synthétique de tous les ouvrages en vers de Rollinat. Le poète avait souhaité écrire un ouvrage sur la condition humaine. Dans l'Abîme, Rollinat examine en grande partie les vices humains, à la manière des moralistes du XVIIe siècle. On trouve dans la réflexion de Rollinat des échos pascaliens (La chanson de l'Ermite), concernant la place de l'homme dans l'univers, mais surtout une fascination pour intériorité humaine (La genèse du crime ; Le faciès humain), regorgeant de pouvoirs insoupçonnés, de pulsions et de projets souvent vains. L'Abîme offre un constat accablant de la nature humaine et de sa destinée. La vie, déplorable, ne sera pas, selon Rollinat, excusée par la mort. À la fin du recueil, notamment dans Requiescat in Pace, le poète, cynique, fait de la mort un juge sans Dieu au sein de laquelle, l'homme n'aura aucun droit au pardon.



Sebastien ROBERT


Ses poèmes

 TITRE Date
 Edgar Poe Edgar Poe

Edgar Poe fut démon, ne voulant pas être Ange. Au lieu du Rossignol, il chanta le Corbeau ;...
[0] [0] 27/12/09
 Le Fou Le Fou

Je rêve un pays rouge et suant le carnage, Hérissé d'arbres verts en forme d'éteignoir, ...
X [0] [0] 27/12/09
 L’Étoile Du Fou L’Étoile Du Fou

À force de songer, je suis au bout du songe ; Mon pas n’avance plus pour le voyage humain,...
[1] [2] 27/12/09
 Violette Violette

De violette et de cinname, De corail humide et rosé, De marbre vif, d'ombre et de fl...
[0] [3] 11/06/17







Il y a actuellement 25 visiteurs sur le site !

MEMBRES CONNECTES ACTUELLEMENT  [1]:
Yanis abrous.

LES MEMBRES QUI SE SONT CONNECTES IL Y A MOINS DE 24H  [53]:
Licorne. Violette. Rickways. Polymnie2. Lo. Tonindulot. Kim Aquilina. Pierre. Rimatouvent. Machajol. Oxalys. Evemarie. Ray78. Nostahrj. Lasource. Ann. Muse31. Louis. Saintes. Isa la Bella. Fasya. Jenesuisrien. Wall. Banniange. Marcek. Joa. AR_d_N. Thierrycabot. Salus. Lucie. Claudel. Mijo. Pilar. Aurorefloreale. Leonard. Arcane. Ventvert. Yanis abrous. Mona Farbiu. Milo. Typique. Bzh29. Mido. Laurent7869. Lastours. taw. Andre. Ombre. Sebasura. Ced le magnifique. Fougeredudesert. Estceguido. Lemontagnard73.

LES DERNIERS MEMBRES INSCRITS :
Lemontagnard73. Moitbu. Estceguido. Ombre. Fougeredudesert. Ced le magnifique. Sebasura. Zoetoile . Crampshalterofilia. Tony. Manon_climb. Cracovien. Andre. Habenaria Radiata. Shakespeare Junior 971. Taw. Eclat de lune. Lastours. Togson. Fifty.

********
Contact
Copyright©Lespoetes.net
Tous droits réservés
Site déclaré à la CNIL sous le n°1023924