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LES COMMENTAIRES RECUS:


L_ ALB_ATROCE___ [27/03/17 00:15]
Skipette : Merci de votre lecture , je connais Ferré chantant Rimbaud , mais merci pour le lien , quand à Patty Smith effectivement , c'est une grande fan de l'homme aux semelles de vent , je sais qu'elle a effectué un voyage à Charleville à l'occasion du 120 ème anniversaire de la mort de ce poète génial .

Encore merci de votre passage

Cordialement


Skipette [25/03/17 05:31]
https://www.youtube.com/watch?v=PY8msq9Fr7c
Léo Ferré chante Rimbaud. magnifique

merci de ces beaux partages!
Et Patty Smith qui le rejoint dans les Ardennes, cet arc-en-ciel (rainbow)...

merci L_ALB_ATROCE___


Aurorefloreale [23/03/17 07:19]
Et merci du partage du poème de Baudelaire laissant rêveur devant tant de prouesses poétiques!


Dynamot [20/03/17 23:55]
Délicieux !


L_ ALB_ATROCE___ [20/03/17 19:28]
Dynamot : merci de la lecture , je vois que notre ami Rimbe n'est pas aimé que par moi :-), ton commentaire m'a donné envie de le relire .

Amitiés atroces

Les poètes de sept ans
_______________________
Et la Mère, fermant le livre du devoir,
S'en allait satisfaite et très fière, sans voir,
Dans les yeux bleus et sous le front plein d'éminences,
L'âme de son enfant livrée aux répugnances.

Tout le jour il suait d'obéissance ; très
Intelligent ; pourtant des tics noirs, quelques traits
Semblaient prouver en lui d'âcres hypocrisies.
Dans l'ombre des couloirs aux tentures moisies,
En passant il tirait la langue, les deux poings
A l'aine, et dans ses yeux fermés voyait des points.
Une porte s'ouvrait sur le soir : à la lampe
On le voyait, là-haut, qui râlait sur la rampe,
Sous un golfe de jour pendant du toit. L'été
Surtout, vaincu, stupide, il était entêté
A se renfermer dans la fraîcheur des latrines :
Il pensait là, tranquille et livrant ses narines.
Quand, lavé des odeurs du jour, le jardinet
Derrière la maison, en hiver, s'illunait,
Gisant au pied d'un mur, enterré dans la marne
Et pour des visions écrasant son oeil darne,
Il écoutait grouiller les galeux espaliers.
Pitié ! Ces enfants seuls étaient ses familiers
Qui, chétifs, fronts nus, oeil déteignant sur la joue,
Cachant de maigres doigts jaunes et noirs de boue
Sous des habits puant la foire et tout vieillots,
Conversaient avec la douceur des idiots !
Et si, l'ayant surpris à des pitiés immondes,
Sa mère s'effrayait ; les tendresses, profondes,
De l'enfant se jetaient sur cet étonnement.
C'était bon. Elle avait le bleu regard, - qui ment !

A sept ans, il faisait des romans, sur la vie
Du grand désert, où luit la Liberté ravie,
Forêts, soleils, rives, savanes ! - Il s'aidait
De journaux illustrés où, rouge, il regardait
Des Espagnoles rire et des Italiennes.
Quand venait, l'oeil brun, folle, en robes d'indiennes,
- Huit ans - la fille des ouvriers d'à côté,
La petite brutale, et qu'elle avait sauté,
Dans un coin, sur son dos en secouant ses tresses,
Et qu'il était sous elle, il lui mordait les fesses,
Car elle ne portait jamais de pantalons ;
- Et, par elle meurtri des poings et des talons,
Remportait les saveurs de sa peau dans sa chambre.

Il craignait les blafards dimanches de décembre,
Où, pommadé, sur un guéridon d'acajou,
Il lisait une Bible à la tranche vert-chou ;
Des rêves l'oppressaient chaque nuit dans l'alcôve.
Il n'aimait pas Dieu ; mais les hommes, qu'au soir fauve,
Noirs, en blouse, il voyait rentrer dans le faubourg
Où les crieurs, en trois roulements de tambour,
Font autour des édits rire et gronder les foules.
- Il rêvait la prairie amoureuse, où des houles
Lumineuses, parfums sains, pubescences d'or,
Font leur remuement calme et prennent leur essor !

Et comme il savourait surtout les sombres choses,
Quand, dans la chambre nue aux persiennes closes,
Haute et bleue, âcrement prise d'humidité,
Il lisait son roman sans cesse médité,
Plein de lourds ciels ocreux et de forêts noyées,
De fleurs de chair aux bois sidérals déployées,
Vertige, écroulements, déroutes et pitié !
- Tandis que se faisait la rumeur du quartier,
En bas, - seul, et couché sur des pièces de toile
Écrue, et pressentant violemment la voile !


Dynamot [20/03/17 17:24]
Il craignait les blafards dimanches de décembre,
Où, pommadé, sur un guéridon d'acajou,
Il lisait une Bible à la tranche vert-chou ;
Des rêves l'oppressaient chaque nuit dans l'alcôve.


Merci Jean Yves !


L_ ALB_ATROCE___ [20/03/17 14:20]
Marysou : merci de votre lecture , si vous avez aimé , j'en suis ravis.


Marysou [20/03/17 14:18]
beau poème, j'ai aimé


L_ ALB_ATROCE___ [20/03/17 13:50]
Piwi 87 : Merci également de votre lecture




L_ ALB_ATROCE___ [20/03/17 13:48]
C'est gentil à vous Aurorefloreale , nous avons eu de grands poètes dans notre plat pays , Jacques Brel , Émile Verhaeren , Georges Rodenbach , Marcel Thiry , Maurice Carême et puis moi ( Ah zut je ne suis pas connu :-) )

Encore merci de votre lecture et de votre aimable compliment

Jean - Yves


Piwi87 [20/03/17 11:53]
Très bel écrit ! Merci pour le partage


Aurorefloreale [20/03/17 07:21]
Je suis votre poésie avec grand intérêt, je crois que la Belgique n'a rien à envier aux autres en terme de poésie!!!
et c'est un vrai plaisir!



L_ ALB_ATROCE___ [20/03/17 05:17]
Merci de votre lecture Aurorefloreale et merci surtout d'avoir apprécié , entre Belges il faut se soutenir :-)

Bonne journée

Jean - Yves


Aurorefloreale [20/03/17 05:12]
Splendide poème, merci du partage!
Aurorefloreale