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Le mois de mai

Le mois de mai, clochettes blanches,
Au bois profond s'est entrouvert,
Feuilles cachées sous le couvert
Du jour, où s'élancent les branches.

Le mois de mai, senteur limpide,
Est un refrain dansé à deux,
Qui vagabonde au chemin creux,
Parmi le ciel, souffle rapide.

Le mois de mai, tout de rosée,
Illumine au seuil du matin
La courbe calme du lointain
Et cette prairie étonnée.

Le mois de mai se fait poète,
Le nez au vent clair, et s'en va,
Rimant ici, s'attardant là ...
- Ses soirs si doux sont une fête !

Le mois de mai, clochettes blanches,
Repose, frêle, entre tes mains
Et murmure tes lendemains,
Tandis que sur lui tu te penches ...


Ecrit par Ombrefeuille
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