Tous, à un moment, nous font rêver, nous font vivre, nous transcendent.
Artistes, ils vivent avec nous.
Mais où demeurent-ils ?
Que ce soit la maison qu ils habitent
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DE MAISONS D'ARTISTES EN MAISONS D'ARTISTES
Bruno FortuneR



Type d'ouvrage: Recueil de nouvelles

Nombre de page: 88

Prix: 30€

Date d'édition: octobre 2014




Présentation

RECUEIL D'AQUARELLES, PORTRAITS ET TEXTES SUR LES MAISONS D'ARTISTES OU LIEUX QU'ILS ONT "HABITES"
Tous, à un moment, nous font rêver, nous font vivre, nous transcendent.
Artistes, ils vivent avec nous.
Mais où demeurent-ils ?
Que ce soit la maison qu ils habitent
Un lieu qu ils ont habité le temps d une représentation
Voir l oeuvre, par eux, habitée.
Peintres, écrivains, musiciens, poètes, architectes, paysagistes
tous laissent une odeur de leur passage.
Ce sont ces lieux que j'aime à peindre
Jusque dans les méandres des architectures de leurs âmes
en posant sur l aquarelle, un texte qui prend des chemins de traverse,
pour aller au plus près de ce qu ils ont fait résonner en lui.
40 évocations de ces artistes dans leurs maisons pour réveiller nos souvenirs,
Nos amours à jamais silencieuses
Nos madeleines que l on croyait perdues.
LIEN DE L'EDITEUR: Magellan & Cie :http://www.editions-magellan.com/



Extrait

Quelle douleur de l’âme, quel déchirement des entrailles, quel déses-poir sans fond, quelle solitude face à la cruauté humaine, seule capable d’inviter la mort pour le bon plaisir de la donner à ses semblables dans les affres de la souffrance, engendrent ce vacarme, ces hurlements, ces cris, ces râles, ces plaintes qui suintent sur les murs de cette maison! Qua-torze cris obscurs, noirs éclaboussant le grand portail fermé à la lumière par de hautes grilles, brun sombre taché de rouille.
Sang ruisselant sur le corps déchiqueté de son enfant que Saturne dévore dans une horrible grimace, cannibalisme infanticide par la seule peur d’être désacralisé.
Pèlerinage de tourments qui s’étendent à l’infini et qui vont se soutenant les uns les autres dans l’espoir de trouver la fontaine de San Isidro que la procession funèbre sait ne jamais trouver.
Vieillard sans dents, vieillard cadavre, vieillards s’accrochant à une soupe épaisse sur fond noir bouché du néant.
Et là deux hommes enlisés dans les sables mouvants d’un cauchemar que les nuages vont finir d’obscurcir, quelques instants infimes avant qu’ils ne s’écroulent frappés simultanément l’un l’autre par leur gourdin respectif ; naufrage terrestre en absurdie.
On rit gras au sabbat des sorcières, ronde de vieilles femelles présentant des enfants squelettes à un bouc en rut, Belzebuth fleuri, qui attend les orgiaques bacchanales qui enfanteront de sordides fausses couches, pêche monstrueuse, exhibées au bout d’un misérable bâton.
Le feu qui repousse les ténèbres rassemble un troupeau d’hommes au coin d’un livre qui les éclaire, les protège du noir de la peur de cette mort qu’ils imaginent enfer.
Et ce couteau non encore souillé du sang d’Holopherne que Judith tient levé, bien décidée à trancher la tête hors champs du tyran, est encore plus inquiétant que de voir là, l’acte perpétré.
Cette tête absente du tableau ne la retrouve-t-on pas dans la tête de ce chien dont les yeux hurlent de détresse à la mort, à la quête d’un maitre qui l’a abandonné sur les rives ocre où sa tête sans corps s’est détachée sur un soleil mort ?
Et que dire de ces deux faces blêmes, ces grotesques à la bouche pâteuse, fendue d’un rire de désespoir. Rien.
Rien non plus sur ce moine libidineux qui souffle ses versets dans l’oreille d’un vieillard tremblant, qui ne tient plus qu’à une canne pour ne pas tomber dans la tombe qui l’appelle.
Qui l’appelle ? Les Parques volant sur l’humanité ? Morta prête à rompre le fil de nos destinées ?
Et puis cette procession d’un Saint Office qui pousse les pauvres vers des voies sans issues, délaissant et le jour et la vie à l’horizon pour s’enfoncer plus profond dans les ténèbres,
croyant fuir « Asmodée » alors qu’Asmodée sous le déguisement de sor-cières les accompagne à travers les guerres rouge terreuses, les exhortant à la victoire en leur prophétisant des villes fantastiques.
Leocadia quant à elle reste là, accoudée au tombeau, amoureuse, contem-plant ces horreurs par le prisme de l’œil attendri de l’amour, ne voyant qu’à travers le filtre du regard noir espagnol de l’homme sombre à tête de tau-reau qui a chargé sa vie durant ses yeux de tout ce que le monde compte de misères, pour les hurler en quatorze cris démentiels sur les murs de la maison que les hommes apeurés nommaient en se signant « maison du sourd» quand ils passaient au large.



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