Connectez-vous pour participer          Identifiant perdu     S'inscrire   

Lespoetes.net, la poésie sur internet.

       


Discussion en direct Connectez vous pour participer.


 Poète
Lefebvre



Sa carte de visite Cliquez ici pour accéder à la carte de visite de l'artiste (Sa présentation et l'ensemble des ses créations)



Poème précédent Poème suivant
             

Catégorie : DIVERSCliquez ici pour lire tous les poèmes de la catégorie:DIVERS

Confessions d’un cadre



On s’attribue une image dans l’existence,
On cultive amoureusement son apparence.
Mais au plus profond de nos tripes qu’en est-il,
Mis à part un jeu abstrait aux ruses subtiles.

J’ai toujours été l’exemple d’un homme dur,
Froid, sans cœur, endurci derrière son armure.
J’étais redouté par tous ceux qui m’abordaient,
Il suffisait que je m’exprime, et ils tremblaient.

Pourtant je ne commandais jamais en malices
Rien que de simples demandes sans artifice.
Je ne criais pas, je parlais toujours doucement,
Et j’attendais patiemment les acquiescements.

Je regardais toujours les gens droit dans les yeux,
Cherchant les appétences qu’ils avaient en eux.
Beaucoup, embarrassés, esquivaient mon regard
Inhibés comme des enfants mis à l’écart.

D’autres me fixaient d’un air goguenard, piteux
Comme de paisibles moutons artificieux.
Cherchant à cacher leurs sentiments envers moi,
Où desceller dans mon attitude un émoi ?

Au-dessus régnait vertement la direction
Qui exigeait plus de résultats, plus d’actions
Un calvaire journalier aux pressions multiples
Qu’elle m’obligeait de subir, comme un disciple !

Plus, toujours plus, sans aucune récréation,
Chaque jour subissant les insatisfactions
Des chefs distillant à tout instant leurs affronts,
Pendant que je travaillais comme un bûcheron.

J’ai tenu le coup en rêvant à ma retraite
En pensant aux glas qui sonneraient leur défaite.
Je les écoutais et les regardais toujours,
En dédiant toutes mes pensées à mes amours.

Ma famille en mon cœur était à vie présente
Mes pensées pour eux n’étaient jamais en attente.
J’aspirais à me promener dans les forêts,
Pour le plaisir, sans avoir d’autres intérêts.

Mon image, aujourd’hui que je suis en retraite
Je m’en fou, maintenant c’est chaque jour la fête.
Adieu les soucis de bien paraître en dehors,
Le passé est le passé, pour moi… il est mort !

Daniel LEFEBVRE
05.02.2017















Ecrit par Lefebvre
Tous droits réservés ©



*

Il y a actuellement 32 visiteurs sur le site !

MEMBRES CONNECTES ACTUELLEMENT  [4]:
Lasource. Fran72. Sylvain2023. Leonard.

LES MEMBRES QUI SE SONT CONNECTES IL Y A MOINS DE 24H  [45]:
Violette. Rickways. Lo. Tonindulot. Kim Aquilina. Pierre. Machajol. BY-LP. Oxalys. Colline. Evemarie. Jeannine B. Maninred. Nostahrj. Lasource. Ann. Fasya. Banniange. Gerachau. Marcek. Lala myriam. Brulene. Fran72. Eolia. Candlemas. Kiriyatskiy. Poetedza. Catriane. Sylvain2023. Aurorefloreale. Leonard. Arcane. Piwi87. Maldoror. Guigui90000. Ventvert. Smidos. Pseudo. coeur de poete . Dilahk-Ihtebaromle. Fdx. Martial. Emimar. Youyou. Typique.

LES DERNIERS MEMBRES INSCRITS :
Dringpiece. Isidore. Typique. Barissa. Monsieurpaul. LilieTheKid. Clindoeil. Sagittaire. Un dormeur . LeCanadien. Litterateur17. Jon_contrecourant. Antonwhat. Abelard. Leptotenes. Clement docteur. Bobley. Chiquo34. Poetefou. Eva Dam.

********
Contact
Copyright©Lespoetes.net
Tous droits réservés
Site déclaré à la CNIL sous le n°1023924