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Banniange



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Carpe diem et Farniente


Carpe diem et Farniente
Ce sont vraiment deux bons à rien
Non pas qu’ils aient les cheveux blonds
Ni la svastika sur le front,
Mais comme un certain Alexandre
Qui ne montait pas Bucéphale,
Ils prélassent leurs amygdales,
Le long des rives de la Dendre.
Ailleurs, sur le fleuve Potomac
Où se noient des tomahawks,
Ils regardent pousser des nénuphars
Et croasser quelques fêtards.

Carpe diem et Farniente
Sont des oisifs impénitents,
Ils vivent dans l’île du sommeil
Où baillent des hippopotames
Et s'enroulent dans des barriques
Des éléphants en salopette,
Le matin, dans leur grand hamac
En sirotant un armagnac
Ils écoutent l’opéra de Nevers
Que chantent des perroquets verts,
Le soir, ils envoient à la lune
Des gerbes de pivoines en feu
Et lisent entourés de pygargues
L’éloge de la paresse de Lafargue.

Carpe diem et Farniente
Font souvent la grève du rien,
Anarchistes de l’inutile,
Ils jettent des bombes de rhum
Au milieu du plus grand barnum
Où viennent pérorer leur cousins
Qui eux non plus ne servent à rien
Mais ils l’ignorent, voilà leur drame,
Plus doués pour le trou-madame,
Ce sont les résidents aux urnes…

Chenus, ils rédigent leurs mémoires,
Des pages blanches dans un grimoire,
Plutôt que de blatérer n’importe quoi
Ils préfèrent se tenir coi.
Carpe diem et Farniente
Sont enterrés sous un pommier
Que viennent butiner les rêves
De ribambelles d’écoliers.
Quand l’heure était buissonnière,
Ils furent nos amis précieux
Nous n'étions alors que des morveux,
Puissions-nous en avoir gardé
Un souvenir émerveillé,
Dans ce monde où l’homo faber
Trace les routes de l’enfer
Qu’il est bon d’évoquer ce temps
Où ne rien faire était vaillant
Et le revivre intensément
A l'âge où tout fuit prestement.




Ecrit par Banniange
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