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Aros



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La diva et l'intendant


Madame couvrez-vous nous n’avons plus de bois,
Notre finance vide accroît mon désarroi.
Prenez ce peu de reste en guise de souper,
Permettez-moi, Madame, de vous réconforter.

Je connais un moyen brûlant de vous distraire,
Revoyons tous les feux de votre carrière,
Cela réchauffera votre corps frémissant
Blotti dans ce fauteuil au tissu vieillissant.

***

Un soir de Générale, admirable démon,
Sous le feu réjouit du la d’un violon
Troublant le vibrato de vos cordes vocales
Le feu de la colère atteignait vos dédales.

Et les soirs de première, soprano pathétique,
Avec le maestro, l’orchestre symphonique,
Vous entonniez Norma, Carmen ou la Tosca,
Votre voix, feu sacré, enflammait l’opéra.

L’acmé ! Fut la Scala, et Verdi, et Bizet,
New York, Londres, Paris au final en bouquet !
Votre étoile brillait comme un feu d’artifice,
Vous étiez la Diva la grande cantatrice.

Vinrent vos engouements proches du feu de paille,
Pour ces jeunes talents arrivistes sans faille,
Vous couvrant d’illusions pour un triste projet.
Etait-ce de l’amour ou le feu de forêt ?

Passent les longues nuits et passe l’aventure,
La voix s’en est allée, passe la tessiture.
Vos feux se sont éteints, priez le chapelet,
Il ne vous reste rien que moi presque valet.

Pendant plus de trente ans je vous ai accordé
Les pages de ma vie, mon temps, ma liberté.
Mais vous n’avez rien vu, mon cœur se consumait,
C’est le feu de l’amour, c’est lui, qui le brûlait.

Et je vous ai haïe et je vous ai aimée,
Tour à tour, à la fois, passion ignorée,
Vous me mettiez aux fers de votre indifférence,
Dans le feu de l’enfer est votre conscience…

Madame, vous dormez ? Il est déjà très tard.
Montez à votre chambre et prenez au placard
La couette de plumes. Je ferme les volets,
Car dans le cimetière hantent les feux follets.



J'ai écrit ce poème en voulant jouer avec les expressions relatives au FEU.
J'espère l'avoir réussi.

Pierre


Ecrit par Aros
Tous droits réservés ©



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