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Fregat



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La maison aux volets d' eau



Cernée de vaches limousines
Défiant l’âpre soleil d’été,
Elle trônait sur sa colline
Au fond d’une impasse brûlée.

Comme une fleur je l’ai perçue,
Dans ses volets couleur vert d’eau ;
Sur l’un muette était pendue
Une cage nue, sans oiseau.

Sous ses vieilles pierres sans âge
Toute la Creuse murmurait,
J’y voyais chagrins et bagages,
D’ici pour Paris l’on partait.

Derrière une petite grange
Où l’on casait une voiture,
En son fond un dessin étrange
Conviait ‘mamie’ à la garer.

Des noisetiers fins ombrageaient,
Jonché de paille son jardin,
Un salon bleu en fer forgé
Attendait là ses lendemains.

J’eusse aimé voir hémérocalles,
Il n’y avait dans leur coma,
Sans un air frais en leurs pétales,
Qu’hortensias et puis althæas.

Comme au Pays Basque il se fait,
Toujours de bulles nous trinquions,
Pied de la flûte, puis côté,
Nous entamions nos confessions…

Tu revenais sur ce passé
Venu ton destin assombrir,
De ce bourreau qui t’abusait,
Encore qui te fait souffrir.

De nos débats sous la ramée,
T'en souvient-il mon bel amant,
Conviant le soir à nos dîners
Jusqu’à la lune au disque blanc?

Puis à l’étage je montais,
Écoutant loups de Chabrières…
Non, des chiens de chasse c’était,
J’avais trop bu dans le long verre !

Au lit soudain tu paraissais,
Drapé dans toute ta pudeur,
Tes yeux d’amour étincelaient
Moi je n’avais que ma douceur.

Tes larmes sur ma joue couraient,
Les miennes coulaient en dedans,
Je ne pouvais que t’enlacer,
T’étreindre fort, en t’embrassant.

Je ne sais que demain sera,
Moi qui suis si près de la ville,
Si je te rejoindrai là-bas,
Dans ton petit nid si tranquille :

Cette maison aux volets d’eau,
Perchée en haut d'une colline,
Avec sa cage sans oiseau,
Cernée de vaches limousines.




Ecrit par Fregat
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