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Banniange



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Le jour des morts

Highslide JS

Cette création comporte des emprunts
Friedrichstraße, Berlin (Cycle des scènes de rue) ; Staatsgalerie (Stuttgart) par Ernst Ludwig KIRCHNER
Illustration proposée par Banniange


Le silence de la neige s’épanche,
Valse muette que le vent déhanche,
Chaque flocon dépose humblement
Les légers soupirs d’un ciel indolent.

Sous les arcades se mire la lune,
Troublée par quelques clapotis nocturnes
Suintant d’un mur que la lèpre fissure
Dans cette impasse où le malheur perdure.

De l’obscurité que teinte la peur
S’avance un cortège tout en pâleur
De nobles femmes aux yeux calcinés
Tout en deuil drapées, le buste figé,

Elles marchent en cadence, avec grâce,
Taciturnes, déterminées, sans hâte,
Quelle tâche les rend donc si tenaces
Qu’elles doivent accomplir, ces spartiates?

Elles traversent cette ville inquiète
Où quelques badauds en émoi se terrent
Et se dirigent vers le cimetière
Où gisent tant d’âmes insatisfaites.

Puis s’agenouillent auprès des tombes,
Versent des larmes noires dans un vase
Qu’elles répandent sur la terre rase
Tandis qu’en l’air s’effraye une colombe.

Alors tout au fond de ces froids caveaux
S’élève un chœur aux inflexions profondes,
Un chant de mort brise tous les carreaux
La nuit des défunts en clameur abonde.

Car tous ces oubliés, une fois l’an,
Peuvent enfin s’éveiller un instant,
Rappeler aux vivants leur lourd destin
Que tous vont noyer dans leur mauvais vin.

Que portes et fenêtres soient scellées
Et les cierges éteintes sans fumée,
Rien n’empêche les thrènes d’envahir
Les maisons où tous les cœurs vont frémir.

Quand viendra le matin aux lèvres roses
Tous, ils regarderont d’un air morose
Ces sépultures dans leur grand sommeil
Où défilent, altières, des corneilles.




Ecrit par Banniange
Tous droits réservés ©



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