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Oxalys



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Au monastère



Il n’est de vocation plus inique et austère
Que prononcer des vœux d’absolue chasteté,
Tout juste adolescent, pas tout à fait pubère,
Imposer le licol à sa virilité,

Condamner les instincts de l’humaine nature,
S’estimer bienheureux de leur livrer combat,
S’armer d’un chapelet et revêtir la bure
Puis troquer ses pulsions contre le célibat,

N’avoir pour horizon que les hauts murs du cloître,
Et le chemin de croix pour seule distraction,
Dormir comme un reclus, ressentir la peur croitre
De tomber sous le joug de vile tentation.

Sous la coule* rugueuse, assoupi, morne et flasque
Gît le crucial objet habité du malin
Qui ne connaitra point les désirs et les frasques
Procurés par les soins de féminines mains.

Sur l’exemple d’Onan, qui s’était condamné
A ne plus avoir droit qu’au plaisir solitaire,
A son corps défendant, or le membre bien né,
Devoir se contenter d’ensemencer la terre.

En adorant la Vierge honnir les autres femmes,
Porteuses des péchés qui mènent aux enfers,
Dont les enfantements ne sont qu’œuvres infâmes
Fruits de débauches et d’accouplements pervers.

Le tenace appétit pour l’ignoble luxure
Est durement puni par le jeun salvateur,
L’acte de contrition sert d’ultime mesure
Pour chasser le démon du malheureux pécheur.

La vieillesse survient comme une délivrance,
Un répit provisoire en attendant la fin,
L’impotent d’ici là s’abîme en repentance,
Dans l’espoir d’adoucir le jugement divin.

Quand enfin sonne l’heur de rendre l’âme à Dieu
Au son des laudes à l’honneur de feu leur frère
Les moines psalmodient : Seigneur, sois généreux
Epargne-lui le froid qu’il eut au monastère.


* coule : robe traditionnelle des moines cisterciens

Ecrit par Oxalys
Tous droits réservés ©



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