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La méditerranée




Je rentre chez moi, dans la jungle, un point c'est tout.
S'il vous plaît taisez-vous, vous me cassez la tête.
Avec vos histoires à la Léopold qui ne tiennent pas debout,
Mais après tout, vous avez l'air de maîtriser la bête.

Agonisante, prisonnière, suffocante, entre ces frontières,
Même si la route est longue, je briserais vos connivences.
Caché derrière vos mitraillettes insensibles vous faites les fiers,
Il m'en faudra beaucoup plus pour ne pas tenter ma chance.

Car ce soir je rentre chez moi, même si vous ne me croyez pas.
Vous faites bien, les croyances sont des cimetières,
Il n'y a qu'à voir tout ces corps qui flottent sur la mer…

Maudite à damné, même si je ne sais pas où je vais, ballotté,
Même si je ne connais pas le chemin, tourmenté,
Même si j'ignore où est mon chez moi, agité,
Ce dont je suis sûr, c'est que chez vous n'a rien à voir avec mon chez moi.

Car chez moi on ne refuse pas de venir en aide à son prochain,
Surtout quand on va chez lui tout détruire, tout son espoir,
De haut en bas, à tout les étages, il ne reste que carnage,
Désolation, humiliation, sans abri, sans chez soi, ce n'est pas chez moi...

Je rentre chez moi, dans la jungle, un point c'est tout.
S'il vous plaît taisez-vous, vous me cassez la tête.
Avec vos histoires à la Léopold qui ne tiennent pas debout,
Mais après tout, vous avez l'air de maîtriser la bête.

Et vos langues qui ne cessent de jacter, plus dur que du béton armé,
Ah ça, vous êtes protéger, par vos millions qui j'espère vous étoufferont.
A force de tirer sur la corde, forcément, ça pète !
Bien sûr qu'il y a de quoi être désespéré, en colère, avoir la rage,
Quand on ne sait pas où aller, à dompter les murènes sauvages,
A se perdre parmi les coquillages dans des vallons de coraux,
Seul entre deux eaux à reconnaître la paix quand elle vous poignarde dans le dos.

La mer c'est chez moi maintenant,
Elle a le goût des larmes, à la fois salée et amer,
Cette mer que je connais tant...

Je médite en rentrant chez moi, loin de vous,
Vous qui êtes si grabataires qu'il vous en pousse des barbelés,
Entre vos camps de réfugiés que vous aimez tant déplacer,
Pour leur faire sentir qu'ils ne sont pas chez eux mais chez vous,
Chez eux, c'est chez vous, mais ce n'est pas chez moi….

Je rentre chez moi, dans la jungle, un point c'est tout.
S'il vous plaît taisez-vous, vous me cassez la tête.
Avec vos histoires à la Léopold qui ne tiennent pas debout,
Mais après tout, vous avez l'air de maîtriser la bête.

Qu'ils sont beaux, bien coiffé, bien habillé, dans leur sphère d'un autre monde,
Bien au chaud assis à leur bureau, ils comptent les briques qui tombent,
Et coulent, et les toits viennent avec, emportant femmes et enfants,
Alors forcément, ceux qui ne sont pas dans la bulle se sentent désespéré,
De rage, de colère, à être bafoué dans leur nature profonde, à devenir sauvage !

Quand où n'a plus nul part où aller, que chez eux, n'est pas chez vous,
Que par la grâce de leur yeux, ils vous promettent des montagnes de merveilles,
A franchir à poil, dans la neige, comme traverser une Sibérie inhospitalière,
On se doute bien que l'accueil ne sera pas constellé de paillette,
Mais toujours ces mitraillettes, qui semblent greffées dans leur main.

Les plus dur cassent plus vite, c'est d'une logique implacable,
Leur acharnement à détruire tout ce qui n'est pas chez eux est sans faille,
Mais à force de trop tirer sur la corde, elle pète !
Dans les vagues déchaînées, je nage vers chez moi,
Haletant avec affront vos frontières dépassées vos frontières dépassées vos frontières dépassées ...

Je rentre chez moi, dans la jungle, un point c'est tout.
S'il vous plaît taisez-vous, vous me cassez la tête.
Avec vos histoires à la Léopold qui ne tiennent pas debout,
Mais après tout, vous avez l'air de maîtriser la bête.

Ma mère m'attend à la maison, je sens déjà un doux fumets de poisson aux olives.
Mon père guette mon arrivée, il est rentré il n'y a pas longtemps.
Je le rejoins à table, à partager un bon vin,
Il me raconte sa traversée, se souvient du chant que j'ai hurlé le voyant franchir l'horizon.

Je suis bien chez moi, il n'y a pas de frontières, vous viendrez bientôt me rejoindre,
C'est d'une logique implacable, car chez moi, c'est chez vous !
Et chez vous, c'est chez nous, chez toi, chez moi,
Et tant pis pour eux, dans leur bulle, qu'ils la crèvent !
Et tombent comme des mouches dans l'amer, le salé, au cœur de la Méditerranée...



Ecrit par Antonwhat
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