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Marcek



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Le paon amoureux ( Fable )




Un paon épanoui, franc et de beau lignage,
Parure du grand parc attenant au château,
Vit passer, certain jour qu'il lissait son plumage
(Ocellé de beaux yeux comme autant de joyaux)

Plus jolie que les fleurs d'un matin de printemps
Une tendre faisane à la mine pimpante
Et la gorge pulpeuse et le pas nonchalant
Qui lui fit un clin d'oeil des plus émoustillant...

N'étant jamais sorti par-delà les frontières
De ce splendide parc qui le vit naître un jour,
Notre jeune naïf accosta sans manière
La faisane jolie pour lui parler d'amour.

Il fit la grande roue et poussa un cri rauque
Qui résonna très loin au profond des sous-bois
Mais la belle rouée fit celle qui s'en moque
Et détourna les yeux, le laissant aux abois!

Il n'avait en effet, jamais encore vu
Ces êtres délurés qui tiennent à merci
Un ardent amoureux, en jouant les vertus,
Qui le troublent, l'amusent et puis le remercient!

Il n'avait fréquenté que poulaille commune
Enfermée au logis, qui caquette et qui pond,
Et, souvent esseulé, il parlait à la lune
D'une tendre âme-soeur, en rêvant de plumons...

Il est vrai que la belle avait tout pour lui plaire
Et la patte légère et le jabot renflé:
Rien qui l'apparentât aux humbles ménagères,
Filles de basse-cour, qu'il avait fréquentées.

Une dinde, autrefois, lui avait plu, pourtant.
Mais le dindon, jaloux, avait la belle en main
D'un méchant coup de bec, il chassa le galant
Qui prit garde de le croiser le lendemain!

Fort de cette expérience, il observa les bois
D'où venait de surgir l'avenante friponne
Afin de déceler si un mâle sournois
Ne se tient aux aguets, mais... l'affaire a l'air bonne.

Il ne voit qu'un renard regagnant son logis
Un écureuil peureux qui remonte à son chêne
Et peut donc s'approcher, heureux, épanoui,
Du si charmant objet , puisque rien ne les gêne.

La belle, cependant, sent son coeur s'émouvoir
Car, aussi beau qu'il soit, le plus beau des faisans
Reste penaud et laid, regardant son miroir
Quand surgit ,rayonnant en majesté, le paon!

Du genre Tragopan ou du genre Koklass
Ithagines d'Asie ou fiers Lophophorus
Les faisans, quels qu'ils soient, n'auront jamais la classe
Des paons, auprès desquels ils sont de vrais minus!

La faisane le sait et veut faire conquête
De ce fier Artaban plus beau que le soleil.
Elle tape du pied, elle hausse sa crête
Caquette doucement pour le mettre en éveil.

Notre paon ébloui, en perd un peu la tête
Comme tous les nigauds qui courent le jupon
Il oublie la prudence en voulant faire fête
A cet aimable objet aux attraits si fripons!

Voilà nos amoureux en ardent tête-à-tête
Le paon y perd des plumes et la belle, un jupon
Mais aucun ne se plaint: aucun détail n'arrête
Le beau couple d'amants en leur copulation

Mais soudain, du sous-bois, surgit, tel un lion
Dressé sur ses ergots, enflant sa caroncule
Le mâle Phasianus(qui se nommait Léon!)
Et devant qui, le paon, effrayé se recule.

Mais las, il est trop tard, et le jaloux, furieux,
Se jetant à sa tête en criant de dépit
D'un violent coup d'ergot lui lacère les yeux
Puis repart dans les bois avec sa tendre amie...


« O, ciel ! Epargne -moi ! Abaisse-donc ton glaive
O toi, le dieu des paons, viens venger mon honneur
Qu'ai-je donc fait de mal, pour voir briser mon rêve
Et perdre, de mes yeux, les aimables lueurs? »

Mais le ciel est muet et notre paon aveugle
S'en va, désespéré, tâtonnant, trébuchant
Et soudain, un grand cri (comme un taureau qui meugle)
Sort de sa pauvre gorge en un chant déchirant:

LEON! LEON! LEON! LEON! LEON! LEON!

Le paon infortuné, pour clamer son dépit
Sans cesse répétait l'interminable cri...
Il épousa , plus tard, une paonne un peu mûre
Qui légua cette tare à sa progéniture !

MORALITE

Si vous voyez un paon courir sur vos talons
Les yeux levés au ciel en appelant Léon
Ne vous effrayez pas, pensez à mon histoire,
A tout ce ce que l'amour peut causer de déboires!




Ecrit par Marcek
Tous droits réservés ©



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