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Ann



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Faim de conte


La crise n’épargne personne. Les temps sont durs, et plus encore le tout dernier jour du mois. Ces jours-là, je puise dans mon imagination pour satisfaire le creux qui tourmente insatiablement mon estomac.
La semaine dernière je rassemblais deux poignées de farine, quelques morceaux de sucre. Mais que faire avec si peu, une boule de pain avec une larme d’eau et de fantaisie. En un tour de main je boulangeais la fade pâte en deux petites boules et au gré de ma rêverie je lui façonnais tous les attributs d’un petit bonhomme que je langeai dans un torchon le temps d’une sieste.
Je le déposai délicatement sur un lit de papier de soie et l’enfournai bien au chaud. Impatiente je regardais mon œuvre culinaire gonfler et mon orgueil de cuisinière me rosissait les joues et la chaleur sans doute de ma cuisine. J’avais faim, faim de nourriture, d’un grain d’amour et de caresses aussi. Au sortir du fourneau, je mourrai de désir pour ce petit homme né de mes mains, j’étais affamée de ses yeux de raisins et dans mon impatience je me brûlai les lèvres au contact de son ventre doré et chaud, je plongeai pourtant ma langue dans ce petit puits d’amour où j’avais enfoui une amande, dernier diamant retrouvé dans le fond de mes placards vides. Ma convoitise me dévorait les entrailles et dévastait mon âme, je ne voyais plus que lui, son parfum de cannelle et de miel me bouleversait. Ce pain de douceur que j’avais confectionné s’assit sur le bord de la lèchefrite et s’offrit à moi en sacrifice.
Je mordis dans le croustillant de ce petit homme aux yeux corinthiens puis plongeai mes dents dans le moelleux de sa mie, sans pitié lui arrachai un croûton et miette à miette je le finis. Rassasiée enfin, je pliai le torchon sans l’ombre d’un remord




Ecrit par Ann
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