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Le nouveau de la basse-cour et l'épervier

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Un jour mon père s’en revint des quais de Seine avec sous le bras un gros carton percé de trous qu’il posa parmi les volatiles. « Je vous rapporte un nouvel époux, je vous dois bien ça, mes poulettes qui me pondaient de si beaux œufs ». Par égard pour le vieil Ernest il se retint d’ajouter : « Cette année je ferai couver quelques-unes d’entre vous ».

La volaille appréciait Ernest pour ses joyeuses saillies, il trainait bien la patte mais il n’avait pas son pareil pour trouver des vers tout frétillants qu’il offrait à ses concubines en mal d’être mère certes mais qui aimaient si sincèrement leur coq de mari aux plumages ternis par les ans, qu’elles ne songeaient point à lui faire reproche.



Mon père délivra le jeune coq qu’il nomma Roméo qui poussa très sûr de lui un cocorico éraillé par l’émotion sans doute. Le bellâtre pour se donner du courage honorait d’insanités ses femelles qui courbaient la tête sous ses stériles assauts, gênées d’avouer au nouveau de la basse-cour qu’elle regrettait Ernest. Roméo ébouriffait ses plumes de vanité, il faut dire que le poulet n’était par un amant bien ardent et cachait ses faiblesses par des chants matinaux dont le voisinage se lassa vite. Mon père songeait à se débarrasser de sa nouvelle acquisition et les poules pondaient des œufs souillés de fiente qu’on retrouvait quelquefois même brisés. « Qu’Ernest finisse au vin, son regard me pèse ! » claironna le fâcheux oiseau. Il chanta si bruyamment que l’épervier porté par les courants descendit sur le pitoyable coquelet et l’emporta. Les gelines ne le regrettèrent pas et Paquita la joyeuse pondeuse si sensible à l’ordinaire poussa un soupir qui en disait long. Tant qu’Ernest vécut, il n’y eut pas de poussins mais la volière coulait des jours heureux sous la douce mélodie d’Ernest qui repose aujourd’hui au fond du jardin.



Ecrit par Ann
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