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Evemarie



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Eloge de l'onanisme


Je lis Cioran : De l'inconvénient d'être né.
Je ne m'explique pas comment j'en suis arrivée à écrire ce qui suit. Il n'y a sans doute pas de cause à effet.

Cette sensation tellement imprécise, formelle pourtant, quelles causes ? flux hormonal ? un besoin génétique ? un état psychologique ? un manque qui s'inscrit dans la mémoire du corps et influe sur l'état mental : je porte ce désir, je le sens vivre en moi.

Une sorte de grâce du corps qui se rappelle à moï, un état mental aussi, mon être tout entier est soumis au flux, la pression de ce besoin, vital et pourtant non urgent, sorte de grâce de l'attente.
Sans hâte, pourtant, je savoure cette attente présente en moi, qui me porte, me provoque, me domine, vaquant à mes occupations, mon corps sait que viendra le moment.

Plaisir de l'attente, une sorte d'exubérance du corps, un éclat particulier du regard, souvent les hommes remarquent ce subtil éclat, et disent :
- tu es trop belle en ce moment, qu'y a-t-il de spécial ?

- Mais rien !(espèce de chimpanzé, pense -je, avec tes gros doigts, tes attributs guerriers, trop... pas assez, t'inquiète, moi je sais. )
J'élabore des scénaris, je mets en scène la robe que je porterai, quelle petite culotte, ou pas ..quelle couleur, quelle forme, sous la robe ?
Quelle coiffure ?

Pour me donner l'assaut final Je ne laisserai pas à un homme ce privilège.
Dans l'attente, mon corps s'ouvre, se prépare, se défend, réclame, se dilue, se vautre dans la volupté de l'attente.
Le moment venu, mes gestes, précis, le scénario entre en scène. Yeux clos.
La fête dure tant que je repousse l'ultime moment.
Sur le point d'y accéder, j'éteins, je calme les chevaux fougueux. Et encore, je repousse loin, le moment de grâce.
Et je me supplie qu'enfin soit la mise à mort.
Règne ensuite, fulgurant ce grand silence du corps, un vide parfait, absolu. Ce pourquoi je ne veux pas, jamais mourir.

Je m'endors souvent dans la position où le plaisir m'a pris.





Ecrit par Evemarie
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