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Dictionnaire / Mots au hasard
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  •  Asyndète [figure]
    Définition :
    Nom féminin
    L'asyndète est une figure de style qui consiste à supprimer les conjonctions, mots de liaison, adverbes au sein d'une même phrase.

    Exemple(s) :
    "Français, Anglais, Lorrains, que la fureur rassemble, avançaient, combattaient, frappaient, mouraient ensemble".
    (Voltaire in La Henriade)
  •  Accumulation [figure]
    Définition :
    L'accumulation est une figure de style qui consiste à réunir dans une même phrase, un grand nombre d'informations, de termes.
    Son but est de créer un effet d'amplification pour donner plus de force à une idée.

    Exemple(s) :
    Et dehors, blanc d'écume,
    Au ciel, aux vents, aux rocs, à la nuit, à la brume,
    Le sinistre océan jette son noir sanglot.

    ("Les pauvres gens", Victor HUGO)
  •  Audengière [forme]
    Définition :
    De la forme d’une chanson de geste, l’audengière est un poème parodique du XIIIe siècle, en laisses douzaines (nom, au Moyen-Âge, d’une suite de strophes, au nombre non défini, de douze alexandrins monorimes), contant les aventures ridicules d’Audengier ou Audigier, chevalier de l’acabit de Don Quichotte, cette œuvre, au vocabulaire ordurier, qualifiée tantôt d’épopée scatologique tantôt de poème héroï-comique.

    Exemple(s) :
    « Au temps que li frileux Audengier se vivoit,
    fu yver ou esté, tousjours tronchoit de froit
    et entre ses gambes un viés terin portoit,
    Raimbergue le sievoit, de charbon l’emplissoit :
    tant n’en pouoit bou[te]r ne tant n’en alumoit
    qu’il ne l’estaindesist pour qe qu’il lui cheoit
    roupies par son nés ; son menton s’em peloit
    et robes et drapeux trestous en pourrissoit.
    On en veoit le flos par tout ou il passoit.
    A ces arbalestrie[r]s bel exemple moustroit
    de traire aux roupies. Qui de ce ne m’en croit,
    sy le voit demander ou pays ou c’estoit. »

    (Dans « Audigier et la chanson de geste, avec une édition nouvelle du poème » de Omer Jodogne).
  •  Neuvain [strophe]
    Définition :
    Un neuvain est une strophe composée de 9 vers.

    Exemple(s) :
    France, jadis on te souloit nommer,
    En tous pays, le trésor de noblesse,
    Car un chacun pouvait en toi trouver
    Bonté, honneur, loyauté, gentillesse,
    Clergie, sens, courtoisie, prouesse ;
    Tous étrangers aimaient te suir,
    Et maintenant vois, dont j'ai déplaisance,
    Qu'il te convient maint grief mal soutenir,
    Très chrétien, franc royaume de France. [...]

    Charles d’Orléans, La complainte de France, in Ballades
  •  Apocope [figure]
    Définition :
    n. f. Suppression d'une ou de plusieurs syllabes à la fin d'un mot:

    Exemple(s) :
    On fait une apocope si on dit :"télé" pour télévision,"métro" pour "métropolitain", cinéma » ou « ciné » pour « cinématographe » etc.
  •  Lapalissade [figure]
    Définition :
    Nom féminin. Réflexion banale et proche de la niaiserie, qui explique des évidences.

    Exemple(s) :
    C'est Jacques II de Chabannes, seigneur de La Palisse qui en est involontairement à l'origine.

    Ce dernier était un guerrier promu au rang de maréchal de France, tué en 1525 à la bataille d'Italie.
    Ses soldats avaient fait en son honneur une chanson dans laquelle il était précisé qu' "un quart d'heure avant sa mort, il était encore en vie."

    Cette phrase restée célèbre a été qualifiée de "vérité de La Palisse" (ou lapalissade), terme qui désigne à présent toute affirmation que se limite à une évidence.
  •  Annomination [figure]
    Définition :
    L’annomination est une figure de style fondée sur la répétition d’un mot pris à la fois dans son sens littéral et dans son sens figuré ou sur l’emploi de mots différents dont le radical est commun. En art poétique, elle apporte généralement, par la puissance évocatrice d’un effet d’assonance, la possibilité soit de mise en valeur d’une idée soit d’un jeu de mots.

    Exemple(s) :
    1. « Tu es Pierre, et sur cette pierre, je bâtirai mon église. » (Évangile selon Mathieu).
    « Ah ! Qu’il est malin le Malin » (Paul Valéry, Mon Faust, 1946).
    2. Tirés du recueil Alcools de Guillaume Apollinaire :
    a) Dans Le Pont Mirabeau : emploi des mots « passe », « passent », « passent », « passé » ;
    b) Dans À la Santé : emploi des mots « passent », « passe », « passera », « passent » ;
    c) Dans Cortège : emploi des mots « passaient », « passait », « passés », « Trépassés », « passant », « passâtes », « passé » ;
    d) Dans Zone :
    emploi des mots « ancien », « anciennes », « antiquité », « antique » ;
    deux vers consécutifs sont particulièrement évocateurs :
    « Ils crient s’il sait voler qu’on l’appelle voleur
    Les anges voltigent autour du joli voltigeur »
    e) Dans Le Brasier :
    à noter également un vers évocateur :
    « Puis le soleil revint ensoleiller les places »
  •  Epitaphe [divers]
    Définition :
    Une épitaphe est un court poème composé en l'honneur d'un défunt. Il est censé être inscrit sur le tombeau. Le ton peut être grave et sincèrement ému, tout comme plaisant.

    Exemple(s) :
    Épitaphe de Henri de Régnier composé pour lui-même :

    - "J'ai vécu sans nul pensement,
    Me laissant aller doucement
    À la bonne loi naturelle,
    Et je m'étonne fort pourquoi
    La mort pensa jamais à moi,
    Qui ne pensai jamais à elle."

    Par le trait final joint à la brièveté, l'épitaphe s'apparente alors à l'épigramme.
  •  Elision [forme]
    Définition :
    L'élision se pratique devant toutes sortes de mots. C'est la suppression d'une voyelle dans la prononciation et parfois dans la graphie. La voyelle supprimée est remplacée dans l'écriture par une apostrophe.

    En prosodie, il y a en principe élision (et donc annulation dans le décompte des syllabes) de tout "E" intérieur de vers en finale absolue de mot quand le suivant commence par une voyelle.

    L'élision est "indispensable" à la fin du premier hémistiche qui ne peut s'arrêter sur un "E" caduc.

    Exemple(s) :
    Dieux ! que ne suis-j(e) assis(e) à l'ombre des forêts !
    (PHÈDRE)
    ________________

    N'ai perdu ni pèr' ni mère
    Ni aucun de mes parents
  •  Accent [divers]
    Définition :
    1. L'accent est une modulation de la voix qui peut s'élever ou s'abaisser sur certaines syllabes.
    (Il est souvent propre aux habitants d'une région, d'un pays).

    2. Signe employé dans l'écriture pour indiquer qu'une lettre doit être prononcée autrement ou pour la distinguer grammaticalement.

    3. En poésie, l’accent tonique est toujours placé sur la dernière syllabe prononcée (l’avant-dernière si la dernière est un « e » muet), le vers français étant « syllabique ».

    Exemple(s) :
    1. "Cet homme à l'accent du SUD"

    2. - l’accent aigu qui porte uniquement sur le e (é) ;
    - l’accent grave qui porte sur le e, le a et le u (à, è, ù) ;
    - l’accent circonflexe qui porte sur toutes les voyelles, sauf le y (â, ê, î, ô, û).

    3. "J’ai longtemps habi sous de vastes portiqu(es)"
    (Baudelaire, « La Vie antérieure »)
  •  Anacoluthe [figure]
    Définition :
    "Phrase rompue où une construction amorcée est abandonnée et remplacée par une autre" (Petit Robert)
    "Tournure dans laquelle commençant par une construction, on finit par une autre." (Littré)

    Exemple(s) :
    Ex. 1 :"Le nez de Cléopâtre, s'il eût été plus court, la face du monde en eût été changée." (pour : si le nez de C. eût été plus court, la face du monde...)
    Ex. 2 :"Sitôt sortis de Sousse, le vent commença à souffler" (A. Gide) (pour :Sitôt que nous fûmes sortis de Sousse, le vent...).
    NB : Courante chez les Classiques, l'anacoluthe "involontaire" est purement et simplement fautive ("Rentré chez lui, sa femme était malade", pour : quand il rentra chez lui, (il vit que) sa femme était malade.
  •  Aphérèse [figure]
    Définition :
    Effacement d'un phonème, d'un graphème ou d'un groupe syllabique en début de mot.

    Exemple(s) :
    Bus pour autobus
    Ricain pour américain
    Zonzon pour prison (Il y a ici un doublement de la syllabe)
    Manu pour Emmanuel
    (Dans ce dernier exemple, il y a à la fois, aphérèse et apocope.)
  •  Anastrophe [figure]
    Définition :
    Renversement de l'ordre habituel des mots à l'intérieur d'un groupe.

    Exemple(s) :
    Ex."Sa vie durant..." (pour : durant sa vie) - Plus encore (pour : encore plus)
  •  Antanaclase [figure]
    Définition :
    Répétition d'un mot ayant plusieurs sens différents.

    Exemple(s) :
    Ex. "Je suis contre les femmes, tout contre." (S. GUITRY) Rem. Guitry joue sur la polysémie de contre, qui signifie "opposé à" et "tout près".

    NB. Lorsque la seconde occurence du mot revêt un sens plus vif, plus marqué que la première, l'antanaclase se nomme diaphore. Ex. "Il faut laisser le temps au temps" (F. MITTERRAND). Le premier "temps" signifie un simple délai, le second se réfère au Temps qui passe (sens plus général et quasi mythique).
  •  Batelée [rime]
    Définition :
    La rime batelée, surtout mise en valeur à l’époque médiévale, consiste à faire rimer le dernier mot d’un vers avec celui avant la césure du vers suivant.

    Exemple(s) :
    « Je rêve en mon dortoir des lumières sereines,
    Une éclatante reine en un pompeux manoir
    Mais dans le profond noir s’envolent des phalènes,
    Mille flocons de laine en un sombre miroir. »

    Marcel SCHWOB
  •  Distique [vers]
    Définition :
    Le distique est un groupe de deux vers qui se suivent et riment ensemble en formant un énoncé complet.
    Le distique est apprécié pour sa "densité" et sa force expressive due à l'unité de sens dont il est porteur.

    Exemple(s) :
    - "Tout meurt, l'âme s'enfuit, et reprenant son lieu
    Extatique se pâme au giron de son Dieu".

    Agrippa d'AUBIGNÉ

    ____________________

    - "Mes sens n'ont plus de sens, l'esprit de moi s'envole,
    Le cœur ravi se tait, ma bouche est sans parole".

    Agrippa d'AUBIGNÉ
  •  Antonomase [figure]
    Définition :
    Figure qui consiste à "prendre un nom commun pour un nom propre, ou un nom propre pour un nom commun" (Littré)

    Exemple(s) :
    Noms propres devenus communs :
    - Un harpagon , du nom d'un personnage de l'Avare de Molière
    - Une poubelle, M. Poubelle fut préfet de la Seine
    - Un kir, du nom de son créateur le chanoine Kir
    - Un bordeau,vient du nom du lieu de fabrication.

    Noms communs devenus noms propres :
    (ils prennent alors une majuscule)
    - The King (Elvis Presley)
    - Le Florentin (Lulli puis Miterrand)
    - Le Petit Caporal (Napoléon 1er)
  •  Anadiplose [figure]
    Définition :
    Reprise en début de phrase d’un syntagme (un ou plusieurs mots qui se suivent) de la phrase qui précède.

    Exemple(s) :
    - "Pour moi, c’est un malheur. Un malheur, tout le monde sait ce que c'est."

    Lorsque ce procédé est répété plusieurs fois, on parle de concaténation.

    Avec la mer du Nord pour dernier terrain vague
    Et des vagues de dunes pour arrêter les vagues
    Etdes vagues rochers que des marées dépassent
    Et qui ont à jamais le coeur à marée basse."

    Jacques Brel (Le plat pays)
  •  Assonance [figure]
    Définition :
    L'assonance est une figure de style fondée sur la répétition d'un son "voyelle" dans un ou plusieurs vers.

    Opposée à l'allitération qui est cette fois une répétition d'un son "consonne"

    Exemple(s) :
    (faire écho) répétition à la fin de deux ou plusieurs vers de la même voyelle accentuée (sombre, tondre peintre, ceintre, âme, âge).
  •  Lipogramme [jeux]
    Définition :
    Le lipogramme est une contrainte que l'auteur décide pour son texte : une ou plusieurs lettres déterminées à l'avance, ne doivent pas y figurer.

    Exemple(s) :
    Dans son roman "La Disparition", Georges Perec a décidé que le "e", la voyelle la plus utilisée de la langue française ne figurerait à aucun moment!
    Il a étendu ce procédé aux mots et a proposé de parler de "liponomie" lorsqu'on choisit d'écrire un texte sans employer certains mots.
    Sur ce modèle, "Les contes sans qui ni que" (de Henry de Chenevières)ne comprennent, conformément au défi lancé par le titre, ni "qui" , ni "que".
  •  Chanson (de geste) [forme]
    Définition :
    Les "chansons de geste" constituent les premiers poèmes de notre littérature (à partir du XIe siècle). Ici le mot geste est féminin et désigne un ensemble de poèmes épiques.

    Ces poèmes sont écrits le plus souvent en décasyllabes, parfois en octosyllabes. Mais on en trouve déjà en alexandrins.
    Les vers sont regroupés en strophes assonancées, appelées à l'époque des "laisses".
    Le nombre de vers d'une laisse n'est pas fixe, aucune longueur n'est imposée.
    "La Chanson de Roland" présentait 4000 vers.
    Chaque épopée a un point de départ historique, mais l’œuvre poétique est largement postérieure aux évènements : les héros des poèmes ont vécu entre le VIIIe et le Xe siècle ; les chansons de gestes ont été écrites au XIe, XIIe et XIIIe siècles. C'est à cette époque que les chansons de gestes furent chantées de château en château par des musiciens : mi-chantant, mi-déclamant, suscitant l'admiration des seigneurs de l'époque.
    Il faut admettre que seul l'intérêt pour nous de ces chansons de geste est historique. La langue, les mœurs, les coutumes de ces textes nous sont trop étrangers.

    Exemple(s) :
    La Chanson de Roland (fin du XIe -début du XIIe siècle) raconte le retour d'Espagne de l'armée française, l'embuscade tendue à Roland le 15 août 778, son amitié avec Olivier, sa mort glorieuse vengée par Charlemagne.

    Extrait :
    CARLES li reis, nostre emperere magnes,
    Set anz tuz pleins ad estet en Espaigne :
    Tresqu’en la mer cunquist la tere altaigne.
    N’i ad castel ki devant lui remaigne ;
    5Mur ne citet n’i est remés a fraindre,
    Fors Sarraguce, ki est en une muntaigne.
    Li reis Marsilie la tient, ki Deu nen aimet.
    Mahumet sert e Apollin recleimet :
    Nes poet guarder que mals ne l’i ateignet. […]


    Traduction :
    LE roi Charles, notre empereur, le Grand,
    Sept ans tout pleins est resté dans l’Espagne :
    jusqu’à la mer il a conquis la terre hautaine.
    Plus un château qui devant lui résiste,
    plus une muraille à forcer, plus une cité,
    hormis Saragosse, qui est dans une montagne.
    Le roi Marsile la tient, qui n’aime pas Dieu.
    C’est Mahomet qu’il sert, Apollin qu’il prie.
    Il ne peut pas s’en garder : le malheur l’atteindra. […]


  •  Hétérométrie [strophe]
    Définition :
    On parle d’hétérométrie lorsque les vers d’une même strophe sont de longueurs différentes.

    Exemple(s) :
    Ex. :
    « C’était dans la nuit brune,
    Sur le clocher jauni,
    La lune,
    Comme un point sur un i. »

    « Ballade à la lune » de Musset
  •  Allégorie [figure]
    Définition :
    L’allégorie est une figure de style qui consiste à concrétiser une notion abstraite par une sorte de discours détaillée de l’idée sous un sens littéral, par l’utilisation d’une métaphore continue, d’une personnification (un sens figuré).

    Exemple(s) :
    Voici une allégorie célèbre de la mort.
    "Je vis cette faucheuse. Elle était dans son champ.
    Elle allait à grands pas, moissonnant et fauchant,
    Noir squelette, laissant passer le crépuscule
    "
    (Victor Hugo - Mors)
  •  Amphigouri [figure]
    Définition :
    Discours burlesque , rempli de galimatias, c'est à dire embrouillé, confus, obscur.
    Discours dépourvu d'ordre et de sens.

    Exemple(s) :
    Amphigouri de Jean-Joseph Vadé

    Dom Pibrac,
    Dans un lac
    Près du Gange,
    Faisait raper du tabac
    Pour gonfler l'estomac
    Du pauvre Michelange.
    Quand S. Roc
    Sur un roc
    Vit Euterpe,
    Qui pour s'amuser beaucoup
    Faisait des vers à coup
    De serpe.
    Plus loin était Calliope
    Qui lisait le Misanthrope ;
    Mais Santeuil
    D'un cercueil
    S'enveloppe.
    Crainte que Jacques Clément
    Ne sût l'enlèvement
    D'Europe.
    Si Noé
    Fut noué,
    C'est sa faute.
    Que n'allait-il à Chaillot
    Se fair' mettre en maillot
    Par la tante de Plaute.
    Au Japon
    Le jupon
    D'Artémise
    Sert aux Grands Seigneurs Persans
    Quand à None ils vont sans
    Chemise.
  •  Antépiphore [figure]
    Définition :
    On parle d'antépiphore lorsqu'un même mot ou un groupe de mots est répété en début et en fin de phrase, ou qu'un même vers commence et termine une strophe.

    Exemple(s) :
    "Peut-on illuminer un ciel bourbeux et noir ?
    Peut-on déchirer des ténèbres
    Plus denses que la poix, sans matin et sans soir
    Sans astres, sans éclairs funèbres ?
    Peut-on illuminer un ciel bourbeux et noir ?"

    Charles Baudelaire "Irréparable" in Les Fleurs du mal
  •  Septain [strophe]
    Définition :
    Strophe composée de 7 vers.

    Exemple(s) :
    Nous marcherons ainsi, ne laissant que notre ombre
    Sur cette terre ingrate où les morts ont passé ;
    Nous nous parlerons d’eux à l’heure où tout est sombre,
    Où tu te plais à suivre un chemin effacé,
    À rêver, appuyée aux branches incertaines,
    Pleurant, comme Diane au bord de ses fontaines,
    Ton amour taciturne et toujours menacé.

    Alfred de Vigny, La maison du Berger, in Les Destinées
  •  Diérèse [vers]
    Définition :
    La diérèse consiste à prononcer deux sons vocaliques (voyelles) en contact en deux syllabes n’en formant habituellement qu’une seule.

    Exemple(s) :
    Li/on
    Vi/o/lon
    Di/é/rèse
  •  Registre [registre]
    Définition :
    Sur le plan littéraire, il existe deux grands types de registres :
    - Le registre de langue
    - Le registre littéraire

    Le registre de langue (ou niveau de langue) est la manière dont nous nous exprimons face et en fonction de notre auditoire, de notre lecteur. Il existe 3 grands registres (familier, courant et soutenu). Chaque registre utilise de façons différentes le lexique, la syntaxe et les figures de style...

    Le registre littéraire est l’ensemble des caractéristiques nécessaires à produire des effets particuliers sur l’auditoire ou le lecteur. Il existe 13 principaux registres (comique, didactique, épique, fantastique, humoristique, injonctif, ironique, lyrique, merveilleux, polémique, pathétique, satirique et tragique).
    Quel que soit le genre littéraire d’un texte, il est possible d’utiliser plusieurs registres littéraires.

    Exemple(s) :
    Les registres de langue
    Familier : "Au lieu de lire ce bouquin, il a roupillé." (S’utilise plutôt à l’oral dans le cadre amical ou familial)
    Courant : "Au lieu de lire ce livre, il a dormi." (S’utilise à l’oral comme à l’écrit avec tout le monde)
    Soutenu : "Au lieu de livre cet ouvrage, il a sommeillé." (S’utilise surtout à l’écrit, mais également à l’oral lorsque l’on veut montrer que l’on accorde de l’importance à notre interlocuteur : un supérieur hiérarchique, notre belle famille, etc.)

    Les registres littéraires
    Voir les définitions des 13 principaux registres disponibles dans le dictionnaire.
  •  Rime [rime]
    Définition :
    Une rime est la répétition d'un même son (composé de la dernière voyelle et des phonèmes qui la suivent voire la précèdent) à la fin d'un vers.

    L'utilisation des rimes en poésie "classique" se fait en fonction de différentes caractéristiques :
    - Le genre des rimes (féminines, masculines...)
    - La richesse des rimes (pauvres, riches, suffisantes...)
    - L'organisation des rimes (embrassées, suivies, croisées...)

    Exemple(s) :
    Là, tout n'est qu'ordre et beau,
    Luxe, calme et volup.

    (Charles Baudelaire, in L'invitation au voyage.)
  •  Calembour [jeux]
    Définition :
    Jeu de mots qui repose sur une approximation du sens et du son et défini comme une “équivoque phonétique”.

    Exemple(s) :
    Jean Cocteau en a donné divers exemples savoureux, dont celui-ci :

    Il meurt pour s’endormir sous le soleil des fièvres
    Et se réveille mort…
    Chercheuses d’or mettez votre doigt sur vos lèvres :
    Halte ! Le chercheur dort.
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