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Dictionnaire / Mots commençant par B
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  •  Baguenaude [forme]
    Définition :
    La baguenaude, synonyme de niaiserie, est un poème médiéval du non-sens à forme plutôt flottante, les octosyllabes, le plus couramment utilisés, reliés par un système souvent fantaisiste d’assonances et de contre-assonances.

    Exemple(s) :
    « Qui veult trés bien plumer son coq,
    Bouter le fault en un houseau.
    Qui boute sa teste en un saq,
    Il ne voit goûte par le trau
    Sergens prennent gens par le nez
    Et moustarde par les deux bras.
    Plus tost queurt le soleil a piét
    Que ne fait le lievre a cheval.
    Pour quoy fait on tant de harnas
    Quant les gens sont armez d’escaille ? »

    (Histoire du vers français. Tome II, Georges Lote / Chapitre premier. De l’assonance à la Rime).
  •  Batelée [rime]
    Définition :
    La rime batelée, surtout mise en valeur à l’époque médiévale, consiste à faire rimer le dernier mot d’un vers avec celui avant la césure du vers suivant.

    Exemple(s) :
    « Je rêve en mon dortoir des lumières sereines,
    Une éclatante reine en un pompeux manoir
    Mais dans le profond noir s’envolent des phalènes,
    Mille flocons de laine en un sombre miroir. »

    Marcel SCHWOB
  •  Bergerette [forme]
    Définition :
    Poème en vogue au XVe siècle, la bergerette, célébrant des thèmes pastoraux liés à l’arrivée du printemps ou au jour de Pâques, s’est développée sous trois formes fixes : la grande bergerette qui comporte cinq strophes qui sont des sizains, la troisième et la dernière étant la répétition de la première jouant le rôle de refrain ; la moyenne bergerette qui est composée de quatrains ; la petite bergerette qui s’apparente au rondeau.

    Exemple(s) :
    1. Ah ! que je me sens guillerette !
    Que je me suis levée à l’aise !
    N’en déplaise
    Aux saints curés du diocèse,
    Une braise
    Brûle ma gorge de fillette.

    Car j’ai rêvé sous l’églantine
    – Fi donc, Colin ! Qu’en contrebande
    Par la lande
    Tu me faisais plus d’une offrande
    Trop gourmande
    Pour ma bouche trop enfantine.

    REFRAIN

    Je le jure, par ma houlette :
    Tu l’auras, ce panier de fraise.
    Viens, apaise
    Cette grand faim, cette fournaise
    Et me baise
    Emni la luzerne douillette !...

    REFRAIN

    (Auteur inconnu)

    2. J’épouserais un œillet blanc
    Si j’étais une pâquerette.
    Or donc que je suis une bergerette,
    Je veux un prince pour amant.

    De Pierrot, le gros chevrier,
    Mon cœur ne veut être captif.
    J’ai l’œil trop pur, le pied trop vif ;
    Je bas à courre un lévrier !

    REFRAIN

    Comment admettre d’un manant
    Qu’il abîme ma collerette ?
    Qui donc me contera fleurette
    Il faut qu’il soit d’un autre sang !

    REFRAIN

    (Auteur inconnu)

    3. Le marquis :
    – [Ce petit mot], si tu le dis,
    S’il fleurit tes lèvres, Laurence,
    Aussitôt tous les champs de France
    Fleuriront comme en paradis.

    La bergère :

    – Vous donnerez or et trésors
    Sans obtenir mon abandon...
    J’en aurais vingt ans de remords,
    Seigneur, à quoi donc rimerait donc
    [Ce petit mot ?]

    Le marquis :
    – Il rime avec les beaux oublis...
    Mais j’aime mieux, dans le silence,
    Lire au fond de ton innocence
    O Bergère, et dans ton souris,
    [Ce petit mot.]

    (Auteur inconnu)


  •  Blason [forme]
    Définition :
    Plutôt genre que forme, le blason, en vogue au XVIe siècle, est un poème généralement court, à rimes plates, les vers octosyllabiques ou, à la rigueur, décasyllabiques.
    Il fait soit l’éloge soit la satire d’un être ou d’un objet, les deux discours antonymiques se traduisant souvent par un blason suivi d’un contre blason symétrique.
    Paul Éluard a adopté ce genre dans « Blason des fleurs et des fruits ».

    Exemple(s) :
    Confrontation entre le « beau tétin » et le « laid tétin » :

    Tétin qui fais honte à la rose,
    Tétin plus beau que nulle chose ;
    Tétin dur, non pas tétin, voire
    Mais petite boule d’ivoire,
    Au milieu duquel est assise
    Une fraise, ou une cerise.

    Tétin au grand vilain bout noir
    Comme celui d’un entonnoir ;
    Tétin qui brimballe à tous coups
    Sans être ébranlé ni secous,
    Bien se peut vanter qui te tâte
    D’avoir mis la main à la pâte !

    Clément Marot
  •  Bout-rimé [jeux]
    Définition :
    (nom masculin)
    Rimes imposées à un poète pour être employées dans des vers à faire sur un sujet donné ou libre.

    Exemple(s) :
    On avait donné à Fontenelle les mots fontanges, collier, oranges, souliers. Il les utilisa avec une courtoise habileté :

    À UNE JOLIE FEMME
    Que vous montrez d’appas depuis vos deux fontanges
    Jusqu’à votre collier !
    Mais que vous cachez depuis vos deux oranges
    Jusqu’à votre soulier.
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