Le rire

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Ce sujet a 58 réponses, 14 participants et a été mis à jour par  Marcek, il y a 1 semaine et 1 jour.

15 sujets de 31 à 45 (sur un total de 59)
  • Auteur
    Messages
  • #659

    Marcek
    Participant

    MerciMerci encore et toujours de tes mots réconfortants
    , chère Matriochka.
    J’ai suffisamment vécu dans l’angoisse pour savoir le prix de la conquête de la joie que tant, de par le monde ont voulu nous arracher et qui continuent leur œuvre de destruction.

    Violeurs de joie

    Ce sinistre refrain d’un enfer attendu
    Cette antienne épouvante à vous broyer le cœur
    C’est Villon visitant la colline aux pendus
    C’est l’espoir foudroyé par une atroce peur

    C’est le soleil éteint par le noir du tombeau
    C’est le poignard planté au cœur de l’assassin
    C’est le néant inscrit sur le noir du drapeau
    La joie démantelée par l’horrible destin.

    #763

    Marcek
    Participant

    A beau mentir qui vient de loin

    Un rat sans foi ni loi, mais de fort belle trogne
    Qui vivait d’expédients et grugeait ses voisins
    Décida d’émigrer et partit sans vergogne
    Endossant pieusement cape de pèlerin

    Au bout de bien des mois et de lieues parcourues,
    Subsistant de rapines et de menus larcins
    Voici qu’il rejoignit Paris, dont tant de rues
    Grouillaient de rats dodus autant que des porcins

    Il gèle à pierre fendre, et déjà le rat caille
    Il lui faut trouver cape et chapeau bien fourrés
    Un pourpoint de velours ajusté à sa taille
    Et quelque gros gourdin en cas d’échauffourées

    Notre rat scélérat au fond d’une boutique
    Trouve à se déguiser en habits de son goût
    Le voilà rajeuni de manière magique
    Il n’est plus rat miteux qui inspire dégoût !

    Une rate passant, il vous l’embobeline
    Et la belle, charmée par sa mine avenante
    Offre un gîte douillet, et comme on l’imagine
    Le rat hante au logis de galantes soupentes

    Sa langue bien pendue à Paris fait merveille
    La cour du Rat Soleil lui est bientôt promise
    C’est ce que lui chuchote un matin à l’oreille
    Un rat qu’on nomme ici son Eminence grise !

    Notre rat courtisan en effet fait courir
    Le bruit qu’il est seigneur en pays de Cocagne
    Et que de ses castels il fera parvenir
    Au Rat Soleil tous les trésors de sa campagne

    Au pays du pastel on est riche à foison,
    Depuis le Lauragais aux portes de Toulouse
    Où l’or bleu entretient de splendides maisons
    Qui peuvent éblouir plus d’une âme jalouse

    La belle courtisée lui offre un équipage
    Quelques valets de pied, costumes d’apparat,
    Un cocher dévoué et même un petit page
    Mais qui reconnaîtrait maintenant notre rat ?

    Comme le Chat Botté qui jadis fit fortune
    Le rat séduit le roi par de beaux arguments
    Il repart du château chargé de tant de thunes
    Qu’il lui faut tombereaux pour emporter l’argent

    Moralité:

    Il est, depuis ce jour, grand Prince à Ratisbonne
    Il boit du vin du Rhin et mène joyeux train
    Menteur qui vient de loin, un beau jour se couronne
    De rat dans le ruisseau, il passe souverain !

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 2 semaines et 3 jours par  Marcek.
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    #779

    Charazed
    Participant

    Au nom de la grande amitié

    Le cafard est mort, le cafard doit être enterré
    Les fourmis volontaires, se sont précipitées
    Notre cher ami, sur notre dos, sera transporté
    Nous lui ferons des funérailles bien méritées
    Tout le reste des insectes, était touché
    Par cette amitié, à laquelle succédait une mémoire honorée
    Hip Hop, les fourmis avançaient
    Hip Hop, à chaque pas, une partie du cafard disparaissait
    Devant la tombe, la mante religieuse se préparait
    Pour quelques versets, qu’elle comptait réciter
    Et s’étonna devant le corps du défunt évaporé
    Une fourmi alors, a fini par expliquer
    Notre ami, à sa dernière volonté
    Nous a demandé, de rejoindre le ciel, léger
    Et en gage de cette amitié, son vœu, nous lui avons exaucé

    #815

    Anonyme

    Rire à se tordre ne peut mordre,
    Sourire le plus beau des cadeau
    Se couvre de la note  » Do  »
    Une guitare électro sans accros,
    Dieu comme rire et sympa
    Sans aucun tralala
    Sans épines aux pieds
    Parfois al comptés
    Mais qui heureux sont contés,
    Se détend la musculature
    Qui empêche les fêlures,
    Adieu esprits austères
    Issus des misères,
    Un feu d’artifice
    Sans aucun sacrifice,
    Et l’âme plongé en la prière
    Pour bel avenir auquel on espère!

    #822

    Marcek
    Participant

    Délicieux, Charazed, ton poème sur la mort du cafard. Et je t’en remercie .
    Mais j’y vois, comme sous toute fable une morale fort convaincante.
    On ne peut rien sans le secours de l’amitié.
    J’y vois aussi, car j’aime lire au-delà des mots, mon expérience personnelle puisque j’ai accompagné 5 personnes aimées dans leurs derniers moments
    Ces moments sacrés où l’âme rejoint le ciel.

    #823

    Marcek
    Participant

    Aurore, tu as fort bien cerné les bienfaits du rire et de la joie tant sur le plan moral que physique. Cette thérapie du rire donne de très bons résultats dans la lutte contre les maladies.
    Mon plus grand plaisir c’est de regarder ou de susciter le rire des enfants.
    Et que dire du rire du bébé auquel on ne peut résister !
    Merci de ton passage.

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 2 semaines et 3 jours par  Marcek.
    #931

    Charazed
    Participant

    Merci Marcek, pour ce gentil commentaire.
    L’âme est prisonnière d’un corps, qu’elle a toujours trouvé cafardesque : La mort est le seul moment où l’âme légère puisse toucher les cieux. Et c’est encore mieux quand c’est avec des ami(e)s!
    J’ai essayé de donner un aspect humoristique, à ce poème.

    #943

    Anonyme

    Alors n’hésitons plus à nous tordre
    A remettre en nous de l’ordre,e,
    Je réfléchis tant et autant
    Que ma tête d’un côté penche
    Et je risque entière une avalanche
    Entraînant mes hanches généreuses
    Qui donnent souvent des pensées amoureuses
    A partager en une certaine opulence!
    Je comble sans gêne vos silences
    Et pour une île fleurie suis en partance,
    Et comment va l’amie Clémence?
    Elle aurait votre préférence?
    Moi je hais les absences
    Et m’agacent les sentences,
    M’agacent les préférences
    Et je recueille la présence en instance,
    A moi, jamais on ne me fait impertinence,
    C’est la bonne éducation reçue dans mon enfance…

    #945

    Charazed
    Participant

    Amie,Aurore:Je ne te l’ai jamais dit,mais je n’ai jamais oublié que tu étais parmi mes premières fées qui m’ont aidé sur ce site à me retrouver!
    Sache que çà m’arrive souvent d’interpréter mal un poème et souvent je suis gênée.Mais quand j’essaye de comprendre cette difficulté,je pense que c’est essentiellement liée à deux choses: La perception propre à chacun de nous et l’imagination, qui peuvent donner à un même poème,plusieurs sens; c’est comme avec la musique!
    Tu as toujours animé ce site avec ta gaieté,ne nous prives pas!

    #946

    Marcek
    Participant

    @Aurore:

    Quoi me contorsionner ?
    Hélas je n’ai plus l’âge de ces déhanchements
    Même voluptueux qui tourmentent l’arthrose
    Et nous font sentir vieux !
    A petits pas prudents marchons sur le chemin
    Et si nous trébuchons, sollicitons les mains
    Prêtes à redresser nos tremblantes carcasses
    Et contemplons les cieux : c’est un rêve qui passe !

    #974

    Charazed
    Participant

    Au nom de la grande amitié(2)

    Il fut un temps, où on racontait
    Que générosité et amitié se disputaient
    Laquelle des deux, dans le courant de la vie
    L’Homme par sagesse, sacrifie
    Et c’est dans la tente d’un nomade,
    Que la réponse cherchée, gronde
    Ce nomade, par la pauvreté, était souvent côtoyé
    Son estomac, par la faim, était souvent broyé
    Un jour, il trouva cinq dinars
    Il a pu préparer un repas, grâce à ce beau hasard
    Et décide d’inviter ces deux amis
    Qui étaient pauvres comme lui
    Mais, il était bien surpris et surtout embêter
    Voyant venir pas comme prévu, trois invités
    Le déjeuner partagé en trois, à peine suffisait
    A quatre, aucune faim ne serait calmée
    Alors, il a eu une fameuse idée
    De leur poser : A quand leur dernier repas, remontait?
    Pour le premier, c’était hier à vingt heures
    Pour les deux autres, c’était il y’a trois jours
    Notre sage, avec un naturel simulé,
    Dit à ces derniers : « Veillez manger !
    Quant à moi et mon ami
    Tellement, on s’est bien régalé la nuit
    Nous avons décidé de faire ce jour, carême ! »
    Ayant compris le message, son copain en fait de même

    Moralité :
    L’amitié comprend les priorités, ces dernières ne font que la renforcer.

    #977

    Anonyme

    L’amitié est comme une île de beauté
    Elle demande à tous moments à se partager,
    Nous sommes tous des funambules
    En équilibre précaire sur la mer,
    Le radeau solide par tous construit,
    c’est lui qui luit en notre nuit,
    Et le temps peu à peu fuit,
    Restons sereins en nous blottissant les Reins,
    La compagnie ,est encore nouveau défi,
    A moi, à la vie sans fin , je souris,
    Et suis d’une douceur infinie,
    Encore plus rigolote quand je ris
    Tout le monde le constate,
    Cela fait tant de bien de débloquer la rate,
    Et tous ensemble signons joli pacte,élèvent au de la du temps
    Sachons encore écouter les oracles
    Qui s’élèvent hauts vers les bleus de l’azur,
    Moi ce qui me plaît c’est quand le vent murmure
    Et que dès lors , il soigne les blessures,
    A toujours marcher en chemins creux , on attrape foulures
    Et dès à présent , préparons ensemble bonne mouture…
    Il en va de même pour soigner notre allure,
    Cela demande goût et belles enluminures
    Pour entourer de lumière notre écriture,
    La plume a appelé la fée et amour lui a accordée
    C’est un secret qui m’a étyé confié dans le temple
    Où je méditais espérant les âmes plus amples…
    Que persiste dans les ténèbres de la nuit , une lampe
    Que le cierge produit , la cire suivant la pente,
    dégouline et perdure tard dans la nuit obscure
    Qui éclaire en dernier effort mon écriture,
    Le temple depuis toujours l’amant du fort
    Qui apporte liesses à notre précaire existence!

    #1046

    Ombrefeuille
    Participant

    On trinque à quoi, au juste ? ‘Ttendez-moi … J’arriiive 🙂

    #1047

    Marcek
    Participant

    Une place t’est faite à la table commune
    Du cidre, ou bien du vin ou de la bière brune
    Du café ou du thé ou de l’eau, simplement
    Pour boire à l’amitié aux amours au bon vent !

    #1228

    Marcek
    Participant

    Chrazed, merci pour cette très belle parabole sur la générosité et la délicatesse.
    Ceux qui avaient faim furent satisfaits par la nourriture offerte, et ceux qui s’en privèrent furent comblés par leur bonne action.
    Les humains sont capables du meilleur comme du pire, mais moi tout comme toi, j’aime bien mettre l’accent sur le meilleur .
    Merci encore .

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