Le rire

Accueil Forums Autour d’un café Le rire

Ce sujet a 58 réponses, 14 participants et a été mis à jour par  Marcek, il y a 1 semaine et 1 jour.

14 sujets de 46 à 59 (sur un total de 59)
  • Auteur
    Messages
  • #1229

    Marcek
    Participant

    Ombrefeuille, pardon pour l’écriture en gras, mais elle me permet de mieux vérifier les fautes d’orthographe car glaucome et cataracte rendent ma vue défaillante !
    Là tu vois, je suis obligée de plisser les yeux pour lire mes phrases en italique !
    J’espère que tu ne m’en voudras pas.

    #1230

    Marcek
    Participant

    Puisque nous avons ri, continuons sur cette pente savonneuse qui risque de nous entraîner aux limites du mauvais goût : tant pis, je suis sûre qu’au moins, Pierre se reconnaîtra, mais non, sur l’ancien forum, il se retenait !

    Hydrothérapie

    Vous êtes dans le bain : mais que Dieu vous pardonne
    Soudain, venant du fond, une bulle surgit !
    Vous avez les moyens, (vraiment, cela m’étonne)
    De vous payer, céans, quelque beau jacuzzi ?
    La radio, près de vous, en son micro, entonne
    Une aria de Mozart, légère et réjouie
    Et la chaleur de l’eau où votre corps mitonne
    Vous délasse et détend votre âme qui jouit
    Des plaisirs délicats liés à la musique
    Et aux bienfaits de l’eau (c’est l’hydrothérapie !)
    Loin des tracasseries et des propos iniques
    Vous baignez votre corps et ne pensez qu’à lui !
    Ce corps, ce pauvre corps qu’on oublie trop souvent
    Qu’on serre et qu’on ligote en tous ses vêtements !
    Qui se plie et se rompt, enfoui dans les voitures
    Tassé dans les bureaux, traité contre nature
    Ce corps, donc, étendu, délivré de ces liens
    Qui garrottent ses membres et compriment ses reins
    Ce corps nu comme un ver dans un laboratoire
    Echappant aux tracas, retrouve la mémoire,
    Se voit batifolant dans les jungles d’antan
    Où courait le jaguar tout près de l’éléphant,
    Et où l’homme tout nu, vivait en liberté
    Montrant les attributs de sa virilité.
    Et cette remontée à la mémoire antique
    Efface les tensions, et même la musique
    De ce pauvre Mozart, s’évanouit soudain,
    Car vous récupérez un cerveau reptilien.
    Une torpeur intense et un relâchement
    De la musculature est alors évident
    Les intestins spasmés, soudain très détendus
    Se permettent enfin quelques bruits incongrus !
    Des friselis légers, qui parcourent vos cuisses
    Et montent jusqu’aux reins, provoquent des délices,
    Offrant des sensations qu’on ne peut exprimer
    Que, si dans un bon bain, on a déjà lâché
    Quelques bombardements qui n’auront sur la paix
    Mondiale aucun effet, mais qui soulageront
    De pressions obstinées, le côlon satisfait
    De voir purger ainsi ses circonvolutions !
    De ces incongruités vous ne vous souciez guère
    Et de ces sons émis qui évoquent la guerre
    (De sourdes implosions amplifiées par l’eau)
    Vous ne vous étonnez et vous pétez plus haut
    Plus haut, toujours plus haut, vous mitraillez les fonds
    De la baignoire émue où tremble le savon
    Et vous fermez les yeux en cette délivrance
    De votre côlon droit qui oublie ses souffrances !
    Tout le monde aux abris : églises et couvents
    Voient s’éteindre soudain et bougies et chandelles
    Tramontane et autan ne font pas plus de vent
    Que ces gaz généreux, émissions naturelles !
    Le colon gauche aussi doit être dégagé,
    Mais ce sera plus dur et vous devez forcer
    Ces ennemis sournois qu’on nomme flatulences
    A quitter vos boyaux, libérant votre panse.
    (Mais du côlon transverse on ne parlera pas
    Non plus du sigmoïde, encor moins du caecum
    Qui, en radiographie sont emplis de baryum
    Car ce n’est pas un cours que nous vous faisons là !)
    Quand, enfin délivré, vous retrouvez Mozart
    Et que vous appréciez à nouveau tout son art
    Une main effarée interroge, à la porte :
    « Chéri, mais qu’as-tu donc à péter de la sorte ? »

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 1 semaine et 6 jours par  Marcek.
    #1233

    Cara
    Participant

    lol! tu imagines tout ce que la bienséance souvent interdit…
    C’est folie!
    Y a de quoi péter les plombs!
    😉

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 1 semaine et 6 jours par  Cara. Raison: manquait le c à ce
    #1242

    Marcek
    Participant

    La parole est libératrice tout autant que les flatulences ! Et rien de notre corps ne devrait nous faire rougir !

    #1246

    Cara
    Participant

    😉

    #1247

    lili
    Participant

    Le rire s’est envolé, glissant du parapet dans une bulle de savon. Il rode désormais derrière le paravent et pourrait resurgir, sous la forme d’un pet, inopinément.
    Ah qu’il est bon de se sentir fin et léger..rire

    #1249

    Marcek
    Participant

    Lili ta délicatesse toute en nuance fait oublier le côté scabreux du sujet !
    Fi ! Faire se fourvoyer ainsi la Muse sur ces sentiers glissants !
    Je n’en fais pas d’autres !

    #1256

    Anonyme

    « Des friselis légers, qui parcourent vos cuisses
    Et montent jusqu’aux reins, provoquent des délices »

    « tout » peut être poétique, en voici la preuve…
    🙂

    #1262

    Anonyme

    |le rire des gouttes|

    Entends-tu le rire des gouttes
    le ronronnement des voitures,
    sur les routes toute plissées
    des fortes pluies de la nuit ?

    J’écoute l’oiseau sur le toit
    l’arbre ouvrir grands ses poumons,
    le bon vieux monsieur d’en face
    pousser doucement ses volets ..

    et le rire des gouttes.

    #1268

    Anonyme

    « le rire des gouttes » c’est une belle image…
    et « les routes toutes plissées » aussi ! bravo de l’avoir trouvée.

    #1269

    Marcek
    Participant

    Ah oui, ce rire là tout en finesse, ce rire des gouttes tant attendu d’ailleurs en cette période de canicule, je l’adore !

    #1270

    Marcek
    Participant

    Merci,

    Prune

    pour ton passage en mes mots !

    #1389

    amma
    Participant

    Mout-Mout

    Je voudrais le plan de ton cerveau
    Mout-Mout
    De cette attente insoutenable
    Quand tu parais et disparais
    Sur le sable
    Insecté des espoirs insolubles
    Je voudrais voir ton rire glacé
    A lire
    Entre les pages de mon attente
    Mout-Mout
    Quand tu fais semblant de parler
    Pour me tenir à ta portée
    Et me lâcher
    Tu es cruel comme une bête
    Avec tes ongles incarnés
    Tes écailles de pangolin
    Ta lâcheté
    Mout-Mout
    Tout est surfait
    Tout est parfait
    Tu écris dans l’inélégance
    Du calculé
    Chaque mot n’a que l’importance
    Du rien
    Tu fuis Mout-Mout
    Tu reviens
    Tu repars
    Tu n’es rien
    Je vais t’effacer fausse image
    Sans visage
    Qui promets et ne tiens jamais
    Je vais déchirer ton mirage
    Et partir tranquille au rivage
    Où les paroles sont de l’or
    Adieu Mout-Mout
    Joue le seigneur
    Le pauvre sage
    Tu n’aimeras jamais que toi
    Tu n’es rien
    Ton père avait de l’honneur.

    Marine

    16 novembre

    #1691

    Marcek
    Participant

    Il était chauve, Mout-Mout ?

14 sujets de 46 à 59 (sur un total de 59)

Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.