Page : 1-2

Vous devez être connecté ou demander l'accès au forum pour répondre à ce message.

Auteurs Messages

Lo
Membre
Messages : 2768


Posté à 11h45 le 14 Jul 19



Je, comme un comanche,
La hache à la hanche,
Guettais,
Sur ce chaud dimanche,
De ta robe blanche,
Quêtais
L’art de l’insouciance
Dont tu te, pervenche,
Vêtais,

Le parfum d’été
Le vent de gaîté,
J’y pense ;
Je l’ai tant fêté,
Je l’ai tant souhaité,
Avance,
Sors de ce Léthé,
Ton, tant j’ai goûté,
Absence.


Ancienmembre
Membre
Messages : -169


Posté à 11h48 le 14 Jul 19

Très beau




Ce message a été édité - le 14-07-2019 à 11:59 par Violette


Saintes
Membre
Messages : 1133


Posté à 21h06 le 14 Jul 19

Ton beau poème m'en rappelle un que j'avais commis voilà longtemps. Sans vouloir être importun le voici :

La nuit, luciole


Tu t'appelles
Etincelle
de nuit
A mon corps allongé
Tout ce souffle agité

Lui adresse une caresse
et fuit
Mais ma main cependant
Est celle d'un amant.



Sur ta cuisse
Que je puisse
poser
Cavalier réconfort
Tout tremblant à ton corps
oser

Et là dans un calice
Un papillon malice
Y goûtait,
S'y saoulait.



Ce message a été édité - le 14-07-2019 à 21:07 par Saintes


Lo
Membre
Messages : 2768


Posté à 08h27 le 15 Jul 19



Je t'en prie ; merci Saintes, Violette


Salus
Membre
Messages : 4413


Posté à 13h18 le 16 Jul 19


J'aime et j'admire tes parnassiennes façons et ce rafraîchissement subtil du vers régulier !

Amitiés poétique, frère Lo !


Ancienmembre
Membre
Messages : -169


Posté à 14h17 le 16 Jul 19

vous avez tous les deux
les mêmes qualités
à peu près en poésie
le reste c'est les qualités
de nos défossements


Pierre
Modérateur
Messages : 6624


Posté à 16h58 le 17 Jul 19

L'attente, esquille latente…

Tes vacances... la tente?

Aux quatre coins du lit un bouquet de pervenches.


Ancienmembre
Membre
Messages : -169


Posté à 17h03 le 17 Jul 19


Lo
Membre
Messages : 2768


Posté à 09h20 le 19 Jul 19



Coucou Pierre,

La tente ? Ma progéniture ne goûte que très peu les joies du camping ; ce sera dans du dur. Merci pour l’évocation et l’affichage (Violette) de la chanson.

Yô Frère Salus !

Sur le modèle du virelai à l’ancienne –d’après l’explication du Père Mourgues, consignée dans le P.T.P.F. de Banville, dont tu m’avais suggéré la lecture, Extra ! : il taille un costume à Boileau pour une éternité d’hivers, vénère Hugo mais son honnêteté ne lui pardonne aucune transgression. Merci !





Ce message a été édité - le 19-07-2019 à 09:21 par Lo


Salus
Membre
Messages : 4413


Posté à 16h23 le 19 Jul 19


J'étais sûr que ça te plairait !
Tu as remarqué comme la rigueur banvillienne, à la théorie, bute sur l'inéluctable équivoque de l'Azur ?
(Merciàtoi)


Lo
Membre
Messages : 2768


Posté à 18h44 le 19 Jul 19



L’Azur ? Ce qui, au-delà de la mesure et de la règle, fait que le poème est Poésie ? Je pense avoir compris que Théodore, dans son Petit Traité d’icelle n’a pas plus d’explication que de s’en remettre au don de Dieu ou à ce qu’il appelle aussi le Génie.
Il dit -en substance- que toute personne maîtrisant les règles de la versification, rimant droitement, est capable de faire passer des vessies pour des lanternes. Je suis d'accord avec ce dernier point.

Bon, il n’exclut pas l’idée qu’il faille bosser dur en ne se gavant que de saines nourritures, si possible d’une seule variété.

Mais de Banville ou l’alchimiste… Qui pour conceptualiser la magie, le mystère, la mort... L'émotion ?

Vouloir faire entrer de l’extrêmement intime et singulier dans de l’extrêmement normé à dessein universel pour aboutir à un consensus sur ce qui est beau ou bon, en voilà un boulot !

Couac île en soie, qu’il me pardonne d’avoir ainsi dézingué la syntaxe.




Ce message a été édité - le 19-07-2019 à 20:57 par Lo


Salus
Membre
Messages : 4413


Posté à 16h42 le 20 Jul 19






Vacance immaculée



Hallucinée en abstraction subtile
L’ivresse est consécutive au néant ;
Et comme ici l’esprit sur son séant
Se trouble et darde une langue reptile,

Serpente, Ô plume !

Aux travers blancs d'hivers vides et fins,
Fleur, papier froid que le temps parchemine,
Toute folie et feu, tout de strychnine !
Là, défile le vent vil des mots vains...

Séléné, lune !

D'où parfois l'idée advient - qui jubile -
Et débusque un précieux secret des sens
Que seuls diront des termes indécents
(Nul n'écoute un art nu, si rien n'habille

Ce qui l'allume !)


Ancienmembre
Membre
Messages : -169


Posté à 16h51 le 20 Jul 19

se gaver de rien
lorsque rien n'alune
Banville ou Théo
ne sont pas nos mots
demain c'est jourd'huis
maintenant c'est pis
et l'orage couve
dans le ciel gratin
soufflons sur le feu
soufflons dans le rien


Madykissine
Membre
Messages : 957


Posté à 17h40 le 20 Jul 19

que c'est loin, chez moi...
les meilleurs souvenirs de vacances se trouvaient toujours dans les trois jours qui les précédaient Sourire


Ancienmembre
Membre
Messages : -169


Posté à 17h52 le 20 Jul 19

Les vacances de l’utopie

J’ai mis mes pas dans ton absence
Dans ton couloir de jours fanés
Dans tes longs ruisseaux de silence
Je suis assise en mon passé
Dans les juillets de l’existence
Mon âme dans le cendrier
Le lait du visage dans l’ombre

On ne fauche pas le lilas
Dans le mauve du striement rose
Quand le ciel broie du soir
Et les petits cercueils choisis
Où se nichent les lueurs choses

Tu mets des faux ongles à ma vie
Où cela me saigne je suis

Et je te chante des berceuses.

Vous devez être connecté ou demander l'accès au forum pour répondre à ce message.

Page : 1-2

Discussion en direct :
Connectez vous pour participer.


Derniers posts :
  • Mrfau7 dans Ce Matin[...]
  • Hecate dans Les champs de l[...]
  • CinquiemeVallee dans Prétention et [...]
  • Lo dans Larmes de bois[...]
  • Machajol dans [Jeux] Poèmes [...]
  • Arcane dans Sous l'aile[...]
  • Pierre dans Sans verbe[...]
  • Domenica dans Les champs de l[...]
  • Tonindulot dans Correspondance [...]
  • Gbandi dans Sous l'aile[...]