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LES COMMENTAIRES RECUS:


Jim [28/07/22 18:17]
Je me sers, Ombrefeuille, de la légende de Siegfried et du dragon Fafnir, gardien du trésor des nains, l'or du Rhin. Je la modifie un chouilla pour ridiculiser le héros Siegfried, qui sera tué dans le dos par un traitre, après qu'un corbeau lui aura rapporté quel est son point faible, cette surface entre les omoplates sur laquelle une feuille d'arbre tomba tandis qu'il se baignait dans le sang du dragon qu'il venait de vaincre. Celui-ci lui avait dit, avant de mourir, que son sang le protègerait de toute blessure. Ce n'est pas sans rappeler la légende d'Achille que sa mère trempa dans le Styx en le tenant par le talon... On n'est preux qu'à moindre risque! Ici, j'en fait deux potes qui jouent dans la même eau. Tout est pour le mieux, à ce détail près que le corbeau veille.

Généralement, les héros sont bêtes et pleutres, sans une femme amoureuse, dévouée à l'astuce inépuisable, ils ne feraient rien. Après avoir bénéficié de l'ensemble des faveurs offertes, ils laissent tomber la belle naïve. C'est très méditerranéen. Siegfried n'est pas macho. Il n'exploite aucun talent féminin et sa rencontre avec Brunhilde est une des plus belle parade amoureuse que je connaisse. Quand au milieu du lac, son corps est brulé sur le bûcher, elle le rejoint. Tristan/Yseult et Lancelot/Guenièvre ne sont que des dégradés de celle de Siegfried/Brunehilde. Noter qu'il s'agit chaque fois d'un triangle amoureux, puisqu'un roi (respectivement Marc/Arthur/Gunther) y est mêlé, façon d'exprimer, bien avant Corneille et Racine, le conflit entre l'amour et le devoir, l'individu et le collectif. Noter aussi que c'est la question abordée par le triangle Samson/Dalila/Yahweh.


Ombrefeuille [25/07/22 18:26]
Je connais trop mal les légendes germaniques (et c'est là un euphémisme) pour sentir toute la profondeur du propos, mais j'ai fort goûté la puissance de ton écriture qui sait aller puiser dans les trésors du parler de jadis et leur accorder un regard d'une moderne acuité admirable.