Glanage d'été

Quand la poussière
Se fait brûlure au long chemin
Et que l'été semble endormi dans la lumière,

Au bois prochain
Guetter de l'eau l'ombre dansante
Et s'asseoir là, sur les cailloux frais et mouillés.

A l'heure lente
Où les cieux nus sont déployés
Dans le silence où s'immobilise la terre,

S'arrêter là,
Sous ce grand arbre solitaire,
Et s'allonger, s'abandonner, rêver déjà …

Parmi les rues,
Dans la touffeur tombée des toits
Sur les seuils mats, au fond des cours entraperçues,

Dix fois, cent fois
Plonger la main dans la fontaine
Qui attend là, entre la place et l'air du temps.

Et quand se traîne
Le flot des jours à pas pesants
Et que les soirs ont oublié jusqu'à leur grâce,

Là, au hasard,
Saisir la folle idée qui passe,
Et s'adosser au mur rugueux du vieux rempart …




Ecrit par Ombrefeuille
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