Au creux des herbes hautes

Par le chemin sauvage au creux des herbes hautes
Qui me ressemble tant et que toi seul comprends,
Je viens te dire encore à l'heure des tourments
Ce qui me définit par la douleur des fautes.

Et dans ce nid ancien, laisse-moi déposer,
Ce que tu sais déjà avant qu'il ne soit dit,
Tel la couleur d'un temps que l'ombrage prédit,
Laissant, avec ces mots, l'esprit se reposer.

Il n'est plus beau présage en la nuit dévoilée,
Que cette intimité où fusionnent nos cœurs.
Tu supposes mon corps mais me connais par cœur
D'une étreinte de grâce à tout autre voilée.

Crois-tu qu'il restera un signe quelque part
De ce ruban céleste où ta plume s'invente
Pour mieux me libérer du rêve qui s'évente
Et glisser en ma rime à l'heure du départ ?

Vois-tu pour quel enfer mon âme est condamnée
Quand elle perd sa source aux confins de tes eaux ?
Si soudain tu entends ma voix dans les roseaux,
Je ne sais pour quel Dieu la tienne s'est damnée.




Ecrit par Myosotis
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