Noël, sauvé des eaux

Sans doute est-il parmi tant d’affreux célébrants
Quelque honnête famille, aimante et réunie
Autour d’un doux sapin et dont les feux sont grands ;
Ils fêtent lors gaiment toute enfance bénie.

On honore en ces lieux la beauté de l’effort
De chacun vers les cieux, plein de saine malice,
Tel l’oiseau sur sa branche au-devant de son sort
A l’heure où bruisse un vent d’esprit et de justice.

Le faon trop jeune encor pour comprendre et savoir
Ce qui fait son essor et sa chance éternelle
Admire émerveillé l’éclat d’un tel miroir
Et vibre du défi de croître à sa mamelle.

Celui que mainte épreuve a déjà fait grandir
Et qui fut protégé des luttes déloyales,
Alerte et souriant, voit la sienne advenir
Au moment du présent des roses parentales.

L’on n’offre rien, ici, qui ne soit aiguillon,
Enigme à déchiffrer sous la tendre caresse,
Sous le laurier flatteur, nouvelle mission :
Rien qui ne célébrât l’invincible jeunesse.




Ecrit par Amozegh
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