Au jeu de la raison


Dans l'aube qui chuchote au sortir du sommeil,
Et glisse sur ton front un rayon de lumière,
Déjà, je viens vers toi, au souffle du réveil,
Caresse du soleil au bord de tes paupières.

Quand la vie prend ses droits et bouscule nos jours,
De questions, en débats, si fragile harmonie,
Dans l'écrin de silence où meurent les discours,
Tu devines ma fièvre en sa source d'envies.

Si s'annonce la pluie au détour du chemin,
Dans tout ce qui te trouble et tout ce qui t'anime,
Je vais puiser la force, un rêve pour demain,
Et tes mots sont le port où mon espoir s'arrime.

Alors, quoiqu'il en soit du moins doux à venir,
De ces hiers perdus au prix de quelques larmes,
Tu restes pour toujours, mon secret d'avenir,
Celui en qui je crois, pour qui je me désarme.

Et tous ces battements, d'imperceptibles ailes,
Qui ne connaissent rien du temps et des saisons,
Me confessent l'aveu, d'ardeurs confidentielles,
Que nul ne pourra taire au jeu de la raison.


19/01/2019




Ecrit par Myosotis
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