La Violence

Effrayée devant le papier,
Je me dirige vers elle,
Cette immense tranchée…
Se brise alors mon ciel
Au milieu du déluge de larmes.
Mon corps marqué vacille,
Laisse tomber les armes.
Me re voilà petite fille.

Dénudée je m’avance,
Saluant mes souvenirs bannis
Menant à mes doléances.
La Violence me sourit.

Elle me serre dans ses griffes,
Plonge dans mes yeux humides,
Pervertit mon regard naïf,
Me rappelle la douleur limpide.

Mes bourreaux m’épient,
Le regard vide, dénué de sens.
Lentement me quitte la vie…
Jusqu’à ce que me rattrape l’innocence.

Faible lumière au bout des doigts,
Elle me ferme les yeux,
Me ramène vers les cieux,
Claque la porte derrière moi.

L’ignorance est maître mot
Quand trop forts sont les maux
Qui hurlent dans le passé
Qui jamais ne sera effacé.




Ecrit par Huppe
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