Treestesse de chauds pins (Sonnet)

J’habite, assurément, la cité des pécheurs,
Et non point des pêcheurs, lorsque, la bile, amère,
Il me faut évoquer, menteur et sourd, son maire,
Les complices bailleurs, dans l’ombre, escarmoucheurs.

Voilà plus de dix ans, déjà loin leurs fraîcheurs,
Que des arbres fort grands, – Qu’en penserait Mamère ? –
Près de mon pavillon, biens d’Étaples... leur mère...
Gâtent mes jours et nuits, menaçants, accrocheurs.

Ouvert aux quatre vents, très haut perché le site,
Tempête, orage, éclair, au port la réussite,
Sont des ingrédients de dommages, de morts.

Aussi, j’ai mis l’accent sur les primes diables
Afin qu’on les punisse, étrangers aux remords,
S’il survenait des faits, las ! irrémédiables.


Le 30 décembre 2012.



N.B. : Au seuil de cette nouvelle année 2016, la situation n'a pas changé malgré mes nombreuses interventions auprès des autorités de l’État, du bailleur, ou plutôt du bâilleur, H.L.M., saisi mensuellement, commentaire à l'appui, par photographie au verso – le revers ? – de mon chèque de règlement de loyer, et du nouveau maire élu.<br />
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Ecrit par Stapula
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