Dites-moi, tendre cousine....

Bergerette nouvelle

Vous souvient-il, tendre cousine,
De nos amours en embuscade
Dans la rade,
Quand, tout jaloux, un camarade
Pour foucade
Voulait vous prendre en limousine?

Vous aviez lors pour moi l’écoute,
D’un cœur épris aimant sans peine.
Oh ! La veine !
Vous étiez belle en port de Reine
Si sereine.
Vous me badiez sans aucun doute.

Vous souvient-il, tendre cousine,
De nos amours en embuscade
Dans la rade,
Quand, tout jaloux, un camarade
Pour foucade
Voulait vous prendre en limousine?

Je pensais bien mettre en sourdine
Tous ces ébats d’adolescence
Sans licence.
Mais, aujourd’hui, fi la patience ;
La conscience
Me dit : « Vas-y, mets en vitrine. »

Vous souvient-il, tendre cousine,
De nos amours en embuscade
Dans la rade,
Quand, tout jaloux, un camarade
Pour foucade
Voulait vous prendre en limousine?




Ecrit par Tonindulot
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