Mon cerveau reptilien

Mon cerveau reptilien

Tandis que je cousais des cœurs
Sur des triangles roses
Pour les gens
Rien ne semblait advenir
Et tout l'avenir était pour demain
Je pleurais studieusement
Le lacrymal regret
Des instants non vécus
J'aurais pu être convive au banquet des oiseaux
Ou dormir à même la pierre d'une ziggurat
Et n'être que poussière
Parmi tant de poussière
L'exquise déchirure aux confins de ma chair
Libéra l'âme aux larmes ligotée

Et je volais

Je parle encor la langue des anges
Mais avec en écho
La perpétuelle détonation
Du coup de feu qui détruisit
Mon cerveau reptilien






Ecrit par Typique
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