Post-coïtum anima morte...

Quand le ciel empourpré va souffler la chandelle,
Que les loups des ténèbres ont hurlé à la lune,
Que des ombres inquiètes vont vers les chapelles,
Sur ton sein blanc, je pose mes lèvres nocturnes.

Je me glisse impatient sous les draps parfumés
Et contemple ton corps en ivoire sculpté,
Tu gémis au frôlement d’une haleine froide
Et l’angoisse, soudain, agresse tes mains roides.

Prisonnière à jamais d’un amant trépassé
Que tu avais jadis, à la mort enchaîné,
Il te faut maintenant souffrir tous ces sévices.

Chaque nuit, tu deviens l’esclave de mes vices,
Et mes baisers profonds laisseront au réveil,
A ton cou palpitant, ces deux traces vermeilles.


Le tableau s'intitule "La cauchemar" et a été peint par Johann Heinrich Fussli (19ème)

Ecrit par Banniange
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