Du coup de foudre au fantasme

Au bistrot parisien, le café a la blocaille
Sucrée en surface et un lait nuageux qui caille.

Inintéressant. Mes yeux scrutent le bar. Je décris,

Je détaille une vietnamienne, au peigne d'écailles :

Petiote trentenaire, son chignon larmoie deux mèches
Semblant verser quelque naphte à ses omoplates. Pêche,
Dorée, aurai-je la primeur de tes rêves ? Flammèches

Rendue mouvantes aux eaux de tes souvenirs huileux ?
Vole l'hirondelle. Mon palais laryngien, ouïs le,
Te susurre lors l'assentiment des tiens : Oui, le

Dos fâché, tes prunelles viendraient à ma rencontre.
Nous nous croiserions enfin et ma bouche à l'encontre
De nos chastetés, remplirait son office contre

La tienne. Démuselant ainsi l'orée de nos cris.




Ecrit par Pampelune
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