Faux

Il me revient en mémoire
Un hêtre solitaire et tortillard.
Un arbre aux formes bizarres
Qui m'apparut dans le brouillard.

Élevé au secret d'une abbaye
Nommé gardien des Faux de Verzy.
Ses dernières feuilles vibrantes avant la nuit.
Ses branches qui disaient non,
Ses branches qui disaient oui.

Il s'agitait laissant ce message
En sémaphores signaux de vie,
À tout les enfants de passage
Qui au fond de nous ont ressurgi.

Que vous soyez sages ou petits
Tordu ou tout droit comme un i.
Parlez vrai ou parlez faux,
Mais, jamais aux êtres ne soyez soumis.




Ecrit par Francis
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