Hiroshima, mon amour



Un feu d’étincelle
S’abattit sur elle
Éclairant sa nudité
Jaune et aurifère;
L’âtre des enfers
Irradia sa beauté
Et brûla sa peau,
Tel un vieux crapaud
Séché aux couleurs de sang.
Le bruit des terreurs
Venu d’un ailleurs
Crispa le ciel rougissant.


Hiroshima, mon amour,
Je me souviendrai toujours.


Une onde de choc
Souleva un bloc
De vents secs et violents
Fauchant aussitôt
Forêts et métaux.
Des miraculés sanglants
Aux yeux apeurés,
Aux cœurs agités
Coururent vers leur maison
Comme des fantoches
Recherchant leurs proches
Disparus à l’horizon.


Hiroshima, mon amour,
Je me souviendrai toujours.


Crime ou héroïsme;
Choix ou barbarisme;
L’atrocité a gagné.
Les uns crient victoire
Et refont l’Histoire,
L'autre est toujours condamné.
Ô, à notre époque,
En outre, on s’en moque;
Or moi, j’ai un autre avis
Différent, mais juste…
Condamner ce fruste
Tyran des États-Unis.


Hiroshima, mon amour,
Je me souviendrai toujours.




Le 6 août 1945, le président Harry Truman prit la décision de bombarder Hiroshima et Nagasaki pour mettre un terme à la guerre avec le Japon. Depuis ce temps, la ville d’Hiroshima est universellement connue pour avoir été la première cible des deux bombardements atomiques de l’Histoire, perpétrés par les États-Unis.



Tous droits réservés © Claude Lachapelle / juillet 2016

Ecrit par Claudel
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