Larmes


Mon Dieu, que c'est triste les larmes
Celles qui une à une s'écoulent
En graines de chagrin et roulent
Comme perles et rosée
Sur les joues d'une infante en pleurs
Dieu, que c'est triste ces pleurs

Aux yeux des gens du monde, nos larmes
Ces larmes impromptues seraient le fabuleux miroir
Des reflets de notre âme

Dès lors qu'au bord d'un oeil, de dame
Je vois; poindre et apparoir
Telle une larme d'aurore soudre en matinée
Une goutte emperlée d'une humeur larmeuse
Je sens vivre en moi un instant de bonheur
Car ces larmettes m'inspirent, elles seules d'ailleurs
S'en venant droit du coeur éminemment charmeuses


Commentaire: in Les Maissineries X.20


Ecrit par Cepyge X
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