Mao, mon héros

Longtemps encore on aurait dû
Écrire ensemble notre histoire,
Voici que l’encre n’afflue plus
Au bout de ma plume-mémoire.

Mao mon chien… tout cet amour
A frotté la suie de mon âme
Tout au long de ces brillants jours
Qui aujourd’hui sont tant de lames !

J’ai lu si tôt dans ton regard,
Au fond de sa couleur cannelle,
Une tendresse vue nulle part
Taillée dans la soie plus belle.

Tu me manques mon vieil ami,
Je te cherche dans la maison
Qui dans ces jours anéantis
Est un soleil sans un rayon.

Je te revois jeune, fringant,
D’un bond m’accueillir à l'entrée,
Collant ta truffe à mon tympan
Lécher ma joue et puis mon nez.

Que je m’en veux des mini drames,
Des sermons faits à tes ébats,
Ils ne valaient point tous ces blâmes
Pour simplement courser le chat!

Dans le pelage de ton cou
Où se refroidissent mes mots,
Cette aventure qui fut Nous
Finit dans de tristes sanglots

Car je pleure, sans avoir honte,
Comme un enfant le fait tout bas,
Réalisant que dans les contes
De grands héros meurent parfois.




Ecrit par Fregat
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