Le rire du matou

Au crochet du plafond, j'ai pendu le vieux chat ;
Il était devenu, avec l'âge, un grognon.
Pour nourrir ce machin, j'ai perdu mon pognon.
Mais sur son testament, pourtant il me coucha.

Somme toute... je l'aimais bien, mon vieux croûton...
A dormir et bouffer se résumait sa vie,
Et de courir la gueuse, il n'avait plus l'envie ;
Ses yeux me l'avouaient : à quoi bons ces roustons ?

Oui ! À quoi bon quoi que ce soit ? Dis-je à mon sage.
Est-il quelque lubie brillant à mon visage,
Encore ? Dont je ne saurais faire l'usage ?

Pourtant, cette lueur, nous l'avons attendue,
Jusqu'au service enfin qu'ami m'aura rendu :
Au crochet du plafond, le vieux chat m'a pendu.




Ecrit par Jim
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