Retrouvaille horrifique

Quel malheur ! Quel malheur ! Il faut que je me cache !
Depuis dix ans déjà, ma détresse profonde
Marche parmi les ruines sans but et sans attache
Maudissant le virus qui a fauché le monde !

Je cherchais sans espoir l'ombre d'un survivant
Parlant tout seul, souvent, limé de solitude !
Je priais fortement pour croiser un errant
Dérivant comme moi sous les incertitudes

Mais c'était sans compter la chance minuscule
Que je tombe sur toi, pot de colle terrible !
Tu n'es pas une femme mais la vile formule
De la bêtise jointe à un pet inflexible !

La lourde catastrophe ne t'a pas fait mûrir
Si je devais manger ton poisseux égoïsme
J'en aurais pour un siècle, je dois vite m'enfuir !
« Je suis un cauchemar », voilà ton aphorisme !

Frénégonde ! Frénégonde !
Ton prénom représente tous les maux obsédants !
Frénégonde ! Frénégonde !
Tu es la maladie qui me rendra dément !

Oh misère, la voilà ! J'avais pourtant couru
Je la sais nymphomane, je serais dévoré
Si elle prend l'effroi pour un frisson ému !
Elle interprète tout, voilà le vrai danger !

Arrière la succube ! J'ai enterré mes couilles !
Je ne peux rien pour toi, retourne aux abysses 
Où tes mains parasites n'atteindront plus ma bouille !
Je préfère mourir que subir tes caprices !

À présent elle pleure et c'est moi le salaud
C'est oublier les mois où je fus poursuivi !
Lorsqu'elle m'appelait tous les jours aussitôt
Que l'envie la prenait, même au cœur de la nuit !

Non ne me touche pas ! Arrête ! Laisse mon pull !
Mon Dieu ! Mais quelle poigne ! Tu n'es pas une humaine !
Pitié ! À moi ! Au viol ! Lâche mes testicules !
C'est la fin ! C'est certain ! Sa possession m’entraîne !

Frénégonde ! Frénégonde !
Ce n'est que le début, tu vas me harceler !
Frénégond ! Frénégonde !
Jusqu'à mon dernier souffle, je vais te supporter !

Les plus fourbes virus ont deux bras insistants 
Qui croient que l'affection se fait à sens unique !
Quand nous sommes maudits par ces démons gluants
Devenir un eunuque est la suite logique !


Je dédie cette chanson-poème à une sangsue bien vivante. Oui, je suis méchant. Ahahah !

Ecrit par Tomdubor
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