Forêt

Comme dans mon jardin,
beau merle tu chantes,
la fête après la pluie.

Sittelle ta ritournelle
persistante semble triste,
et toi la buse, par ton cri alerte, tu abuses.

Toc toc toc
fait le pic épeiche
Il travaille ainsi
sans se dépêcher.

Feuilles et branches mortes
craquotent sous mes pas.
Un charme se balance dans le vent, il fait entendre un grincement, comme une porte que l'on ouvre.
Soudain un brocard
détale et aboie en cabot.
Il va dériboulant dans les buissons.

Des murmures de ronces mures
me gardent sur le sentier.
Au creux de la forêt sombre,
je respire une odeur de cuir en zone humide.
Un bruit de piétinement,
est passé par là.

Je m'assieds près d'un arbre
majestueux, pose ma main
sur sa peau de mousse.
Le vénérable du peuple
des trembles n'est pas mort,
Il pousse encore.


photo personnelle que j'ai prise près de Montcornet.




Ecrit par Francis
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