Épitome

Aimer... Et, être aimé... L'équilibre est fragile.
Son sifflement strident, gluant, échevelé,
Hante silencieux la crainte au déhanché
D'un lourd questionnement ; parasite et futile.

Aimer...

C'est le vertige allant, léger des cœurs tranquilles,
Au bruit doux de la mer dans l'univers feutré,
Ce souffle magnétique en cette immensité
Où Blaise en Argonaute, exultait  : « Îles... Îles... »

Être aimé...

C'est s'enivrer la nuit d'un mouillage grivois
Au bleu grésillement où l'opium brûle,
C'est la crinière au vent, la croupe qui bascule
Vers l'azur tout entier, logis du grand pavois.

§

A l'envie de t'écrire au duel qui façonne
Et qui toujours se meut en chacun d'entre nous
Aimer ce n'est pas que... C'est la vie qui résonne,
D'une grâce infantile au prochain rendez-vous.

A ton œil élargi où germent tes matins
Je veux t'entendre rire, enfant, fils d'amazone ;
Sous ton armure, ouïr, ton cistre musicien
Aux nocturnes tourments, verser le vent qui tonne.

Sur le bord de ton cœur s'est assis mon soleil
Accessible lumière où l'ombre se conjugue.
D'une aile passagère étend son épilogue

Comme vit ma pensée d'un fébrile conseil.
L'amour a des reflets au bonheur qu'on vénère
Où l'on se tient debout aux portes du mystère.




Ecrit par Mahea
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