La chambre

Il faisait ni trop chaud, ni trop frais, un air doux
Et parfumé flottait, en cette soirée d'Août,
Sur ce balcon où vous étiez, rêveuse et tendre ;
Il ne cessait, si près de vous, de vous attendre.

Quand il vous vit, madame, une lueur a lui
Et, riant à vos airs, au philtre de la nuit,
A vos pieds déposa son cœur et son armure,
Songeant qu'à vous aimer, aucun temps trop ne dure.

Il demeura longtemps, longtemps à regarder,
Ces lieux où vous passiez, cette anonyme chambre,
Où, dans un même élan, un même éclair, ardés

D'une même vigueur, défiant les décembres,
Défiant les oublis, vos présents se nouèrent,
Unissant le respir à la chanson des sphères.




Ecrit par Jim
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