Frangine

J'aurais voulu, enfant, une petite sœur,
Elle m'aurait appris les gestes de douceur.

Quel grand vacarme aurions-nous poussé ensemble
Afin que, de crier et rire, le loisir
Soit l'antidote et de l'ennui et du mourir,
En ce jardin où la tulipe te ressemble.

Dans les flaques d'avoir toutes sautées, mouillés
Auraient été nos pieds, et nos regards brouillés.

Dénoués, tes cheveux m'auraient livré leurs charmes
Et j'aurais découvert combien mystérieux
Sont ces nuages, qui s'envolent dans tes yeux,
Cette source de pluie qui scintille tes larmes.

Nul livre ne m'aurait enseigné la beauté,
Enfant noyé dans ton encens de volupté.




Ecrit par Jim
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