Cependant que l'homme

Cependant que l'homme aux mille magies
Officiait le coeur entre les mains
Les volutes d'encens
Odeurs qui fleuraient
Le benjoin
Le musc
Ses doigts fins et races
En couronne
Sur le brasero
Dispersèrent
Dans un demi cercle
Les mélanges du pouvoir
Dans une emphatique récitation
Il entonne
LE VERBE A ETE
Et dans une langue revenue
De l'Atlantide profonde
Un chapelet en rouleau
S'échappe en continu
De sa gorge de velours
Il scande entre ses lèvres magnifiques
LE VERBE EST
Autour de lui les images se succèdent
Des ruines puis un désert
Qui se fige a l'entour
Sa voix est ferme
Elle inspire ces visions
Sorties d un imaginaire
Populeux ou les princes
Et les roturiers se rencontrent
Aux détours des mots
Où le conte exutoire
Fait dormir l'enfant
Avide de fabuleux
Et Il est dans son rituel
A l'égal d'hercule tuant le cerbère
La langue roulant les mots
Qui deviennent esclaves
Il jette les dernières particules
De sa poudre de syntonie
Avec l'espace et le temps
Et dit haut et fort
LE VERBE SERA
Dans un scintillement d'étoiles
Apparaît une rose
Qui annihile le desert
Gomme les ruines
Et au bout de cette rose
Une femme la plus humble de toute
Une larme d'amour au coin de l'oeil
Tendre les bras et dire
Ton verbe o magicien vénérable
N'est autre qu'AIMER
Je viens avec lui
Oser poser ma rose
Dans ton honorable main
JE T'AI AIME
JE T'AIME
ET JE T'AIMERAI
A JAMAIS



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26.08.2009 LATIFA 21.06 <br />


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