Le scélérat

Il laisse ruisseler, dans les fines lézardes
Du bien, toutes ces morves, glaires souveraines,
Lesquelles font certains attachés à la peine,
Dans l'espérance d'un radieux demain qui tarde...

On lui apprit à vivre du travail d'autrui ;
Quand on a nul génie et qu'on ne sait rien faire,
Que faute de construire, on accroît le détruit,
Tout malfrat, tout virus, sur des ruines prospère.

Il aurait pour cela fallu qu'il veuille faire
Du fric après avoir suivi la grande École
Des coureurs de couloirs, des maîtres pots de colle,

Des langues de velours dessous des dents de fer.
Pour devenir rusé, il n'est pas assez bête ;
La puissance n'est pas la pépite qu'il quête.




Ecrit par Jim
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