Tout est obession

Parlant à pas lent, le monde tourne.
Priant les pieds las, le jour s’émousse.
J’ai vu les obsèques des obsessions,
D’autres marquant les constellations.

Ne penser qu’à ça est une loi.
Sourde au regret que l’on a ma foi.
Mais qui est l’infidèle ? Et bien vous !
Tant Pernicieuse, qu’elle rend fou

Mais ne vous y méprenez que peu
Car parfois, sans tâche on est heureux :
Un Aristote en est la raison,
Un seul bourreau en est le poison.

Loing des débats, en nous elle s’amasse
Sans qu’un seul bras, sa trace n’efface.
Son enfant, Passion, de tout se raille,
Qui dès le nid dévore nos entrailles.

Le feu foyer est l’entre des preux
Où tous les corps flamboient, s’il se peut.
Animons les pierres d’obsession,
Verront-elles seules leurs cohésions ?

Reste à savoir si l’on est choisie.
Ou laissant choir notre choix ici,
L’univers ne réponde qu’au nom
De la rotonde de l’Obsession.

L’œil toujours charmé, l’esprit dérive,
Le cœur en larme, au bord d’une rive.
Amarrons et jetons la boussole,
Peut-on encore fouiller ses sous-sols ?

Tailler en épée elle deviendra,
Sans qu’on en sue comment ni pourquoi
L’histoire des hommes et des femmes,
Le jour, la nuit, le baisé, le blâme.

Parfois, souvent, ma tête me nargue
En me rappelant que je me targue.
Disant que de par tous ces grands Ducs
Rien serait autrement que caduc.


Une pensée pour le mythe de Sisyphe. Posséder, voilà l'enjeu. <br />
Toute critique est la bienvenue! Bonne lecture.


Ecrit par Habenaria Radiata
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