La fête des fleurs

Ah ! Quelle était jolie, ma petite chinoise
Rencontrée à Luchon dessus un char fleuri !
De ta bouche pincée, de ton œil qui me toise,
Je me souviens, à nul moment tu n'as souri.

Que voulait ce garçon dont le regard si lourd
Semblait attendre une chose inconnue ? J'aimais,
Pour la première fois, tout mon être tremblait,
Et je restais muet, vivant mon premier four.

J'étais loin de songer aux jeux d'ombres chinoises
Et je ne savais rien de la chanson courtoise,
J'avais juste cinq ans, et te garde enfouie.

Emportée par les roues du camion sur lequel
Les enfants déguisés paradaient, ébloui,
Etourdi, ce jour là, j'ai perdu mon ombrelle.




Ecrit par Jim
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