La femme-lavande

Les pierres rêvent bien d’être des plantes,
Les plantes de devenir animaux…
Son violon confesse ce qui la hante :
Avoir la grâce, sur un bleu coteau,
De la lavande, légère et luisante.

Amoureuse du vent, elle répand
Ses notes secrètes sans qu’on la voit,
Avec la pureté qu’aurait un enfant ;
Sa musique sur les épis ondoie
D’un hymne (d’un parfum ?) étourdissant.

Dans sa robe lilas virevoltant,
Au pays du Mistral gonflant ses ailes,
Sous la lumière d’un soleil brillant,
La fille-lavande, oui, c’est bien elle,
Son archet frottant les cordes du temps.


https://youtu.be/hScWdOfbHao




Ecrit par Fregat
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