Envoûtante Frondaison







A toi la forêt frémissante
Je me dois de te dire
Que ton ombre accueillante
M’invite à parcourir
La fraîcheur de tes sentes
Où j’aime me recueillir ;

En compagnie du cœur
De ma sage solitude,
Nous aimons tes senteurs
Ta sereine quiétude,,
Nous y laissons nos peurs
Et leurs sollicitudes ;

C’est sous ta frondaison
Qu’avec une Eve amie
Nous perdîmes la raison
Dans un câlin – mimi
Envers de feuillaison
Où nous avons frémis ;

Ce que j’aime chez toi
Ce sont tes vocalises,
Tes soupirs d’émois
Dont tu nous vaporises,
Pour pimenter la joie
De folles musardises ;

Telle celle en procession
D’un groupe de pousse-cailloux
La troupe en permission
Aux allures d’indiens sioux,
Qui arpente sans pression
Les sentiers bordés d’houx,,
Meute donnant l’impression
D’en avoir plein les genoux ;

Quand on se perd en toi
Tu crées de l’anxiété
Et l’antre de ton sous-bois
Vient vite nous inquiéter
Mais l’orée que l’on voit
Rassure les contractés ;

A l’heure de la boustifaille
Des sacs sort la pitance,
Le fion sur tronc de taille
Dans une bonne ambiance
Avec fortes cochonnailles
Nous allons faire bombance,
P’tite sieste, suivra ripaille
Pour toute récompense;

Puis la forêt retrouve sa verte tranquillité
Une futaie de bien-être et de sérénité
Où les feuillus éprouvent le besoin de chanter.



<br />
<br />
Machunteltruc


Ecrit par L etre anonyme
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