La mort maligne

Des oiseaux moqueurs se posent sur les mausolées,
De leurs yeux rieurs, ils observent le cimetière ;
Cui-cui ! ils s'envolent vers d'autres tombeaux plus gais.
Des statues en larmes entament une prière,
Flegmes et calmes comme des corneilles perchées.

Et une odeur florale enveloppe le cercueil
Qui descend trop lentement dans la terre gelée.
Le soleil attristé a déjà couvert son œil
D'un sombre nuage de couleur rouille orangée ;
Le jeune prêtre rassembleur ferme son recueil.

Un vent glacial souffle un larmoiement dans la foule
Qui commence à se frigorifier sur la chaussée.
Perdu et ondulant comme un navire qui houle,
Je songe à mon frère défunt et sa vie passée ;
Aussi, je suis las et triste à en perdre la boule.



* Dédié à mon frère Jean

(vers à treize syllabes)


Tous droits réservés © Claude Lachapelle / novembre 2017

Ecrit par Claudel
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