Pacte avec le néant

La pierre runique funeste ornée du mythe malin
Reflète sur le miroir avide teint en revers d’ombre
Encadré d’osselets, à l’odeur rance de bouquetin
Le pied de maître en satyre crépu et ténébreux

Son esprit gargouille, en fond de revenant s’avère
Complice de cette tempête couleur fumée d’âtre
En un pas pointu ongulé, armé de propos vociférés
Digne d’emprise assouvie, en intègre qu’il idolâtre

En un feu glacial, virevoltant sous son antithèse
Le cratère du mépris, rouge aux allures antiques
Blasphème la conscience de l’innocente genèse
Par l’ogresse luxurieuse, en demeurant cynique

Voir les trois six marquant les candides puritains
Croient en ce cas, lisse d’un unique subterfuge
Et louant en ce cru, si formes du pentacle divin
Et rester dans un pauvre cloître sain, en refuge

De retour en ces lieux, clame toutes ces louanges
Aux allures mortes effrénées en bouc émissaire
L’enfer de notre volonté, hurlante de vengeance
Ne sauvera la prédiction d’un apôtre né d’adultère

« Faire l’Homme à son image ! Sur l’arrière du miroir pourrait-on voir
Cet état d’âme sournois de notre inconscient »

TDR B59




Ecrit par Brouilleur59
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