Au jardin des plantes

Beaucoup de gens semblent parler tous seuls, hélas !
Moi dès qu'il n'y a plus personne, eh bien, je chante...
Une chanson qu’à mesure j’invente, aux as !
Pour la finir, je suis à la ramasse, aux plantes…

C’est un jardin, en face de la gare, à Nantes...
Tout m’y plait, des grenouilles jusques aux canards,
Bien plus que ceux trainant dans les salles d’attente...
Mais quand j’entends siffler mon train qui part, trop tard !

Pardonnez aux gâteux parlant tous seuls: c’est l’âge...
Bientôt comme moi ils rateront leur convoi,
Et dans l'azur essaimeront leurs grains de voix...

Plus tard encore, dans un autre monde, otages
D’une muse exigeante en sonnets fort sauvages,
Ils écriront pour mettre l'ether aux abois…


une muse ne disparaît pas

Ecrit par Leonard
Tous droits réservés ©
Lespoetes.net